trek du laugavegurinn ISLANDE
Trek effectué du 19 au 27 juin 2009 en solo avec nuits sous tente en autonomie totale.

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trek du laugavegurinn ISLANDE

Ca faisait deux ans !!! Deux ans que je n'y étais pas allé et ça commençait à me manquer. Donc dès l'hiver dernier j'ai surfé sur le site d'Icelandair et voyant qu'en réservant les vols longtemps à l'avance les prix étaient attractifs, je n'ai pas hésité, j'ai replongé.
J'ai ressorti mes cartes d'Islande et réétudié le parcours. C'est incroyable comme l'étude d'une carte peut être passionnante, c'est aussi prenant que la lecture d'un roman. L'étude de la carte est avec le choix du matériel et la préparation du sac à dos une sorte d'expédition avant l'expédition.
Sur le site de la voirie islandaise www.vegag.is  il était cependant encore noté la veille de mon départ que la piste F 208 menant au Landmannalaugar était fermée, sûrement à cause de l'enneigement tardif. Ce point me causait souci, mais après un appel au centre de bus BSI on me rassura : " la piste est fermée aux voitures mais ouverte pour nos bus ". Ils ont en effet des bus 4 X 4 aux pneumatiques énormes et une garde au sol incroyablement élevée.
 
J'ai voulu refaire le trek du Laugavegurinn mais avec quelques variantes, un peu plus de déviations que la dernière fois où je m'étais contenté des étapes basiques à cause de la météo assassine. Cette année j'ai prévu d'aller voir les ices caves à Hranftinnhusker qu'il neige ou qu'il vente. La dernière fois une pluie torrentielle avait cloué tout le monde au refuge, résignés. Chacun en avait profité pour étudier la carte pour l'étape suivante ( Hraftinnhusker / Alftavatn ). J'ai choisi de partir au mois de juin car c'est le mois où il y a le moins de précipitations dans l'hémisphère nord.
Avant de partir j'avais quelques doutes sur l'état du parcours : resterait-il de la neige de l'hiver dernier ? C'était la grande inconnue... En fait j'ai été fort surpris par deux choses : la première c'est la quantité de neige importante sur certaines portions, notamment au col de Fimmvorduhàls et autour du refuge d'Hrafntinnhusker. La seconde chose, c'est le nombre de randonneurs qui effectuaient le trek. Un gardien de refuge m'a appris que c'était normal car c'était une période particulière en Islande : c'est la période du solstice d'été, époque à laquelle le soleil ne se couche pas, il descend jusque tard dans la soirée et rebondit sur la ligne d'horizon et remonte dans le ciel. Donc ce phénomène observé depuis un point haut comme un col est plutôt sympa.


Publié à 10:15, le 30/12/2009,
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La côte Sud vue d'avion

J'ai effectué ce trek du 19 au 27 juin 2009, plus tôt dans la saison toutes les pistes ou presque sont fermées et l'accès à l'intérieur des terres est quasiment impossible.

Notre avion attérit à 9h00 heure locale. Arriver le matin me permet de me préparer sans avoir à cavaler, de fignoler le sac en faisant une ou deux courses au Bonus ou au 10 / 11 du coin. Après avoir récupéré mon sac à dos et fait 200 € de change en couronnes islandaises, je vais acheter un ticket de transfert au stand Fly Bus pour 2200 kr. Le bus se remplit très vite, ce qui me surprend car nous ne sommes qu'en début de saison.

Nous empruntons les 45 kilomètres  qui mènent à la capitale sous un soleil super radieux, il fait même un peu chaud quand on est à l'abri du vent. Car en effet le vent est plus que frais, mais reste faible cependant, en sortant du hall de l'aéroport tout le monde a renfilé sa veste polaire. Comme à l'accoutumée on fait la tournée de tous les hôtels de Reykjavik et au bout d'une bonne heure le car me dépose devant le camping. Il y a un nombre de tentes assez incroyable pour cette période de l'année. Je me présente à la réception pour acheter une recharge de gaz et grignoter un truc car durant le vol on ne nous a servi qu'une boisson. Avant de payer un emplacement pour la nuit à venir je me tate : est-ce que je dors ici la nuit prochaine et pars demain matin au Landmannalaugar ou bien est-ce que je pars dès ce soir pour Skogar et ferais alors la randonnée dans le sens inverse ? Avant de partir je me suis renseigné sur le site de la voirie islandaise pour voir l'état d'ouverture des pistes et celle qui mène au Landmannalaugar est fermée. Je demande à la réceptioniste de me confirmer ce qu'on m'a dit au centre des bus BSI. Elle me dit que la piste est bel et bien fermée aux véhicules de tourisme mais que les gros bus 4 X 4 du BSI y vont sans problème. Vue la météo enchanteresse je décide très vite de partir, dès aujourd'hui ce qui me fera gagner une journée. Je retourne à la réception et me renseigne auprès de la petite tête blonde du comptoir sur les horaires des bus. Pour le Landmannalaugar c'est foutu, car il n'y a qu'un bus par jour et il part à 8h30 du central BSI. J'ai un bus qui part pour Thorsmork à 16h00 mais il me fait rater la première étape du trek, étape avec un col à franchir à laquelle je tiens particulièrement. J'opte finalement pour un autre possibilité : prendre un bus à 17h00 pour Skogar, petit site touristique de 2 ou 3 maisons sur la côte Sud en bordure de la route N° 1.

J'endosse mon sac à dos et pars tranquillement à travers les rues ensoleillées de Reykjavik en direction du central. D'après le plan j'en ai pour une bonne demi heure, comme j'ai largement le temps j'y vais pépère. Je coupe en empruntant de petites ruelles, je traverse des coins très tranquilles.

J'arrive et achète mon ticket pour Skogar pour 4900 kr. Commence alors une longue journée d'attente jusqu'à 17h00, heure du départ de mon bus. Je passe l'après-midi à éplucher les brochures touristiques, à faire des aller-retour à la cafétéria. Sur une table je trouve un journal local qui contient des grilles de Sodoku, je me prends la tête dessus pendant un bon moment, j'ai pas l'habitude de ce genre de casse-tête ( je suis plutôt mots croisés ) j'ai la tête qui chauffe, j'arrête quand des gens me signalent que de la fumée bleutée me sort par les oreilles.

En fin d'après-midi je sors sur le parking des bus. Un des chauffeurs me parle. Je lui expose mon périple, il me dit que je suis un type chanceux, mais que je voyage avec la compagnie Trex ( Travel Experience ) et que la sienne est mieux ( Reykjavik Excursions ). Peut-être mais je n'ai pas le choix, seule Trex dessert Skogar.



Publié à 10:03, le 29/12/2009,
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Arrêt à Seljandlafoss

Mais voilà que mon bus arrive et se gare sur le parvis. En fait il s'agit plutôt d'un mini bus d'une quinzaine de places conduit par un chauffeur... comment dire... vieux ! Très vieux ! Nous empilons nos sacs dans la remorque derrière et présentons nos titres de transport à Mathusalem. Quand je lui donne mon ticket il rajuste ses lunettes, approche le billet de son oeil gauche, ferme le droit, en déchire un coin et me dit  un truc qui doit signifier " ok " en islandais. Il a au moins 75 ans et me paraît assez bigleux, pourvu qu'il ne nous foute pas dans le fossé !

Le trajet est interminable, il faut dire que j'ai déjà passé tout l'après-midi à attendre et que j'ai hâte de me retrouver au départ de la rando. En plus le bus fait office de facteur : le chauffeur a tout un tas de colis, de lettres qu'il va porter à des stations services, des maisons isolées lors d'arrêts-minute. Le mini bus contient quelques couples de touristes mais également pas mal de gamins habitants Reykjavik qui en ce vendredi soir vont certainement passer le week-end chez leurs grands parents ou autres membres de la famille... Le trajet n'en finit pas, je tente de demander à notre frêle chauffeur combien de temps de trajet il reste jusqu'à Skogar mais il ne parle pas anglais et semble gêné de ne pouvoir me répondre. La grille horaire annonce qu'on devrait arriver à 19h25 or il est déjà 19h00 et ( je connais un peu le trajet pour l'avoir déjà fait ) il nous reste beaucoup de chemin à faire. Je lui répète donc juste " Skogar ? Skogar ? ". Il me baragouine un truc incompréhensible en islandais en me montrant  "1" avec l'index. Je suis encore plus dans le flou qu'avant... que cela signifie-t-il ? Qu'il reste un kilomètre ? Une heure ? Une demi-heure ? Un certain temps ? Un temps certain ? Finalement j'abandonne et profite du spectacle... Il fait une de ces chaleurs à travers le carreau, il est 20h00 et le soleil est toujours haut dans le ciel, pas au zénith certes, mais pas loin. C'est vrai que venir ici au moment du solstice d'été est un bon choix, le soleil ne se couche pas, il ne brille pas toute la nuit mais le jour reste permanent, au plus profond de la nuit il fait jour et même bien jour, on peut aisément lire un livre dehors sans besoin de lumière. C'est assez déroutant le jour permanent.

A un moment on manque d'écraser un macareux moine ( ces oiseaux au bec multicolore ) qui s'envole de la route devant nous au dernier moment.



Publié à 17:58, le 18/12/2009,
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Vue sur mer depuis la tente

Finalement on arrive à destination aux allentours de 20h30. Je récupère mon sac à dos dans la remorque et me dirige d'un pas pressé vers la chute d'eau de Skogafoss, je coupe à travers les champs d'une ferme toute proche, enjambe les barbelés distendus sensés retenir les quelques moutons qui paissent juste à côté. Les chiens de la ferme aboient à mon passage, j'accélère le pas, avec le pot que j'ai je serais capable de me faire mordre et d'attraper la rage.

J'arrive à la chute d'eau, départ de mon trek. Je la prends en photo et attaque la montée des marches irrégulières sur le côté. La pente est raide. J'aurais pu squater le terrain de camping au pied de la chute ( quelques tentes et camping cars sont déjà là ) mais j'ai peur que le bruit de l'eau ( qui tombe quand même de 60 mètres ! ) ne m'empêche de dormir.

Je longe un peu la rivière sur 500 mètres puis je dévie légèrement sur le côté et plante la tente. Je me prépare le dîner au milieu de la verdure et des moutons avec une vue de malade sur la mer, un plaisir éternel. Et dire que ce matin j'étais encore à Paris ! Le dépaysement est brutal ! Pendant que je déjeune, deux trekkeurs arrivent à ma tente, il s'agit de deux islandais, un père et son fils. Le fils me lance un " Hi ! " et le père me dit " You got a view ! ". Tu m'étonnes que j'ai une belle vue, un truc comme ça cela n'a pas de prix ! On discute un peu, je leur parle de mon parcours, ils semblent surpris ( mais sans plus ) que je le fasse tout seul, s'interressent à mon parcours et me disent qu'ils montent jusqu'au col admirer le soleil de minuit. J'en profite pour les interroger sur la météo de demain, ils m'annoncent que de la pluie est prévue mais pas avant demain après-midi. C'est pour cela qu'autant de randonneurs se lancent à l'ascension du col, le solstice d'été est un moment spécial en Islande. Mon repas terminé je me couche épuisé, en m'endormant j'entends d'autres grappes de randonneurs qui passent non loin de là. Je m'endors sous le soleil, en partie hors du sac de couchage car le soleil chauffe trop à travers la toile...

Je me réveille plusieurs fois durant la nuit à cause du jour permanent. C'est terrible.



Publié à 17:00, le 11/12/2009,
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Randonneurs

Ce qui m'étonne c'est le nombre incroyable de randonneurs qui partent pour le trek et grimpent vers le col du Fimmvordhuàls. Il montent à travers le Skogarheidi par groupes de 50 ou 60. Ils démarrent la randonnée vers 21h00 et il leur faut quatre heures pour atteindre le refuge du col, ce qui les fera arriver vers 1h00 du matin pour les premiers. Ca fait hyper tard je trouve ! Randonner la nuit n'est finalement pas un problème car il ne fait pas nuit du tout, à cette heure-ci le soleil continue de briller tant qu'il peut.



Publié à 17:13, le 10/12/2009,
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Tente au-dessus de Skogar

Sur la photo quelques nuages sont présents, mais ce qui est sympa à cette époque ce sont les couchers de soleil à rallonge, comme si cet astre était devenu tellement narcissique qu'il se pavanait indéfiniment.

Au moment du solstice d'été on peut considérer que le soleil se couche de 21h00 à minuit. Quand on se lève à deux heures du matin le ciel est rouge ou rose et le reste toute la nuit si le temps est clair. C'est le jour polaire. Le phénomène est inconnu dans sous nos latitudes mais en Islande il est assez populaire, des excursions sont organisées sur l'île de Grimsey dans l'extrême nord pour voir le soleil rebondir sur la ligne d'horizon sans jamais disparaître.

Evidemment l'hiver c'est tout l'inverse qui se produit, il fait nuit une bonne partie du temps. Lorsqu'on en discute avec les islandais ils nous disent que c'est juste un peu difficile pendant deux mois de l'année.

Je suis un peu claqué de ma journée démarrée le matin même avec un réveil à 4h00 à Paris. Je me couche rapidement car demain m'attend le passage du col entre les deux glaciers Eyjafjallajökull et Mýrdalsjökull.



Publié à 17:47, le 9/12/2009,
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Moutons dans le Skogarsheidi

Je suis réveillé régulièrement durant la nuit à cause de la clarté, puis finalement à 4h30 heure locale ( 6h30 en France ) je me lève, je déjeune, démonte la tente jette un regard à la mer d'un bleu incroyable au loin, je prends quelques photos et démarre mon ascension en direction du col du Fimmvorduhàls à 10 kms d'ici.

Le soleil ne brille pas, le temps est nuageux mais il ne pleut pas et c'est l'essentiel. D'après ma carte pour atteindre le col il faut longer la rivière sur la droite et à mi-chemin de la montée traverser un pont avant de continuer la montée. J'évolue en plein milieu de la verdure, les moutons déguerpissent quand j'arrive à leur hauteur, certains plus téméraires que les autres ( ou plus curieux ) attendent le dernier moment pour déguerpir avec leurs petits. On voit que ce coin de l'Islande reçoit beaucoup de pluie car le Skogarsheidi est très vert, l'herbe y est très grasse, un vrai royaume pour les moutons ! En Islande le mouton est roi, et c'est encore plus vrai ici.



Publié à 16:02, le 7/12/2009,
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Publié à 20:03, le 6/12/2009,
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Moutons qui fuient à mon arrivée

 On est ici dans la zone la plus arrosée d'Islande ( entre 2000 et 2500 mm ) et la moins fraîche avec 80 jours de gel par an, il fait 5° C en moyenne. Ceci dit les nuits sont plutôt fraîches, même en été. Il faut bien que la laine que les moutons ont sur le dos serve à quelque chose ! La nature ne fait rien au hasard, toutes ses oeuvres ont une bonne raison d'être.



Publié à 16:32, le 6/12/2009,
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Moutons près d'une cascade

La montée est en pente douce, on prend environ cent mètres d'altitude tous les kilomètres. Mais sur certains passages le sentier suit de près la rivière et descend dans de petites gorges encaissées dont je ressors non sans peine, parfois il est nécessaire de " mettre les mains ".

On perd environ 0,6° C. tous les 100 mètres d'altitude, de plus les précipitations et le vent changent.



Publié à 10:28, le 5/12/2009,
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Fleurs

 Les Dryades ( photo de gauche ) profitent d'un peu de terre accumulée par le vent contre un rocher pour se développer. Pour pousser ainsi il faut en vouloir ! Sur la pierre de gauche des pétales de saisons passées sont en train de se fossiliser.



Publié à 12:06, le 4/12/2009,
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Mousse verte fluorescente

Tout au long de la montée les chûtes d'eau se succèdent, les guides touristiques en mentionnent 23. Par endroits donc, la rivère coule au fond de gorges assez profondes, mais ici l'eau est plus facilement accessible est j'en profite pour refaire le plein de ma bouteille. Les fleurs sont presque aussi nombreuses que les moutons, notamment le silène acaule, cette fleur rose qui pousse en coussinets. Dans le lointain se profile le fameux col vers lequel je me dirige, il me parait très très lointain. Je reste béat devant un parterre de mousse verte fluorescente en bordure de la rivière, elle est épaisse d'une dizaine de centimètres et pousse sur un sol très spongieux, on en rencontre très souvent en Islande, tout comme le Silène Acaule et la linaigrette. Cette mousse est une Philonotis Fontana et est très répandue en Islande, au bord des cours d'eau.



Publié à 12:04, le 3/12/2009,
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Macro de la mousse flurescente

Parfois la mousse repousse directement sur un tapis de mousse morte, le climat islandais est trop rude pour que les végétaux ne puissent toujours se décomposer.

Les mousses n'ont pas de racines et gardent l'eau dans des sortes de capsules minuscules. Généralement quand on marche sur un tapis de mousse, celle-ci moura là où l'on a posé nos pieds.

Sa couleur dépend de sa teneur en eau ainsi que de l'endroit où elle se trouve.



Publié à 16:29, le 30/11/2009,
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Univers de rocaille

A force de monter la verdure se fait moins intense pour finalement laisser la place à un univers de rocaille, univers minéral gigantesque où le gel a fendu la plupart des caillous en fines tuiles superposées d'une épaisseur qui varie entre cinq et dix mm. On appelle cela l'érosion mécanique ou encore la gélidivision. Il s'agit en plus d'une roche très sensible au gel, et une fois les pierres fendues, de la mousse s'installe dans les interstices, s'en servant d'abri, ces mousses retiennent l'eau qui accélèrent le phénomène. La destruction mécanique du sol est donc ici très élevée et tout cela a fini par créer une sorte de dallage régulièrement remanié au gré des pluies et des coulées d'eaux de fonte.

Sur le Skogaheidi c'est le gel qui est la cause n° 1 de l'érosion du sol.

Je franchis le fameux pont indiqué sur ma carte, à côté se trouve un véhicule 4 X 4 garé. Je grimpe les marches du pont et de là-haut perché je jette un regard partout aux allentours pour tenter d'apercevoir le chauffeur mais rien. Je distingue un appareil installé sur un grand trépier, je crois qu'il doit s'agir d'un détecteur sismique.

J'aperçois enfin dans le lointain le refuge du col ( à gauche ) et le petit refuge de secours ( flêche de droite ).



Publié à 11:51, le 28/11/2009,
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Montée au refuge

Je continue ma progression, et je dois renfiler ma veste polaire car en gagnant de l'altitude le vent est de plus en plus frais, et même en marchant il caille pas mal. Puis toujours à force de monter, quelques plaques de neige apparaissent ce sont des restes de l'hivers dernier, il s'agit d'une vieille neige plutôt sale. Puis très vite la rocaille disparaît complètement sous la neige. Je me trouve dans le Landnordurstungur, sur la droite la rivière coule dans un ravin très large et très profond. Je n'ose m'approcher trop près, c'est vraiment abyssal et les abords ne me semblent pas très stabilisés.


Publié à 11:08, le 26/11/2009,
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Refuge de Balvinskali

Je traîne 15 kilos dans mon sac à dos et cela commence à me tirer sur la nuque et les épaules. Cependant je retarde la pause au maximum car j'ai hâte d'arriver en haut.

Par contre je dévore mes barres céréales les unes après les autres et il faut que je fasse attention car à ce rythme là mon stock diminue dangereusement et je vais me retrouver sans rien au bout de trois jours ! Me finir aux myrtilles sauvages me désobligerait terriblement.

Je continue à progresser dans une neige plutôt molle bien que l'atmosphère soit très fraîche.

Sur la photo, à gauche du toît rouge on distingue dans le lointain le refuge du Fimmvorduhàls en haut sur la crète de la montagne.



Publié à 14:06, le 18/11/2009,
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Refuge de secours de Balvinskali

Finalement j'aperçois au-dessus d'une butte de caillaisses le toît triangulaire rouge du refuge de secours de Baldvinskali. Il doit se trouver encore à 2 ou 3 kms. Puis sur la gauche encore plus loin et plus haut je distingue le refuge du col de Fimmvorduhàls. Après une heure j'arrive au refuge de Balvinskali, c'est désert. Je pousse la porte, entre, et une odeur de bois pourri m'envahit tout entier. C'est plus qu'humide ! L'intérieur semble pourtant sec, je me mets donc en chaussettes pour laisser respirer mes panards brûlants en prenant soin de de ne pas me vautrer sur le plancher éventré par endroits. Je me prépare un café avec un paquet de gâteaux, cette pause me fait du bien. Quand je respire de la fumée sort de ma bouche tellement il fait froid. Je grimpe à l'échelle dans le coin près de la porte et jette un oeil à l'étage : de vieux matelas rouge très sales sont entassés par terre, comment peut-on s'allonger là-dessus !

Je renfile mes chaussures et sors faire quelques photos. Puis après une bonne demi heure de pause je repars en direction du refuge du col.



Publié à 10:09, le 15/11/2009,
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Dans le refuge

 



Publié à 10:03, le 13/11/2009,
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Radio de secours

En bas de la radio sont collées les coordonnées GPS du refuge. Je ne l'ai pas testé mais elle a l'air en bon état et doit donc sûrement fonctionner. Elle est alimentée par les panneaux solaires au-dessus de la porte d'entrée.

Le confort est très sraptiate, les toilettes sont dans une cabane à l'extérieur, il n'y a pas d'eau courante, la seule solution pour cuisiner est de faire fondre de la neige.



Publié à 10:13, le 12/11/2009,
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Rencontre avec le gardien du refuge

Mes pas dans la neige... Ma respiration rapide.... Isolement total... C'est le silence parfait. Au milieu de ce silence le moindre petit bruit est amplifié, j'ai l'impression de respirer super fort. Puis tout à coup je distingue au loin un point noir qui bouge sur la neige, c'est un homme qui je crois marche à ma rencontre. Je le fixe, oui c'est bien quelqu'un qui marche vers moi. On finit par se rapprocher, puis on se croise. Un bonhomme d'une soixantaine d'années ( pour un tel trek c'est plutôt vieux non ? ) arrive à ma hauteur et me lance un " Hi  ". Je lui renvoie son salut avec un sourire et s'engage alors une conversation dans cet endroit improbable. Je lui demande ( juste pour la forme car je connais la réponse ) si le refuge là haut sur le col est encore loin ( je l'aperçois d'où on se trouve ). Il me dit que non, que c'est l'histoire d'une demi-heure. C'est visiblement un islandais, son accent anglais n'est pas trop terrible. La conversation se poursuit, il sourit à mort, tout le temps, ça lui déforme le visage, il m'apprend que le refuge est vide que j'y serai tout seul, puis quand je lui demande " mais le gardien n'est pas là ? " il me répond : " mais c'est moi le gardien ! ". Je l'envie...

Je le questionne sur sa vie ici, sur son boulot. Il me dit qu'il revient du refuge là-haut, qu'il a tout remis en ordre après le rush des centaines d'islandais d'hier soir venus admirer le soleil de minuit. Il me dit qu'il rescend à sa voiture. Je lui dis " ah oui la voiture garée près du pont ! ".  C'est le genre de contact que je trouve interressant, le local typique. En plus je le croise dans un endroit délirant, isolé à mort, loin de tout, au milieu de rien. Je le branche météo : " En France le mauvais temps arrive le plus souvent de la mer et donc de l'Ouest. Mais ici la mer est partout autour, donc d'où vient le mauvais temps en Islande ? ". Il me dit que le mauvais temps arrive toujours du Sud-Ouest, il ajoute que c'est de là qu'arrivent les vents les plus violents. Je lui demande s'il a vu la météo pour cette après-midi il sourit toujours, me montre le ciel et me dis : " Non je n'ai pas écouté la météo mais le vent à changé de direction, il vient du Sud et ça devrait rester sec pour aujourd'hui ". Je lui demande si la suite du trek est difficile, notamment si la descente sur le Morinsheidi dans le Godaland est périlleuse, il me rassure : " Pas de problème particulier à part deux ou trois passages qui risquent d'être glissants à cause de plaques de neige qui subsistent ". Je le remercie.

On se salue chaleureusement, j'avais plus envie de le quitter ce type, puis on repart chacun de notre côté au bout d'un petit quart d'heure. Je je photographie au loin dans l'immensité blanche ( le point noir sous le refuge rouge ).

 

 



Publié à 15:44, le 11/11/2009,
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Randonneurs au col de Fimmvorduhàls

Le ciel se fait un peu plus menaçant, les nuages sont plus noirs. Quelques randonneurs arrivent en sens inverse.

Sur les crètes le vent a chassé la neige.



Publié à 15:11, le 10/11/2009,
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Piquet de marquage

 Je mesure 1,75 m., le piquet doit faire pas loin de quatre mètres. Une sacrée alumette !

Ici on a envie de ne parler qu'au présent car le temps semble être éteint, arrêté, la seule chose qui compte plus que tout dans cet endroit improbable et le défilé des nuages dans le ciel : viendra la pluie ? Viendra pas ? The wind is brisk ! Toujours à surveiller le vent, se méfier de ses caprices, de ses changements de direction assez soudains.



Publié à 17:50, le 5/11/2009,
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Randonneurs au loin

Je suis parti à 5 heures ce matin, il est à présent 13 ou 14 heures et je commence à voir des randonneurs au loin qui remontent de Thorsmork, par groupes de deux, trois ou quatre. Il règne une drôle d'ambiance ici, une ambiance de haute montagne. On est à 1000 mètres d'altitude et il paraît que sous ces latitudes cela correspond à plus de 3000 mètres dans nos Alpes.

L'épaisseur de neige sur les deux glaciers tout proches est estimée à 400 mètres.



Publié à 16:15, le 1/11/2009,
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Montée au refuge de Fimmvorduhàls

 Le refuge de Fimmvorduhàls n'est pas exactement sur la trajectoire qui traverse le col entre les deux glaciers, il est décalé de 500 mètres sur une crète vers l'Ouest. La vue sur la mer au loin est magique.



Publié à 15:28, le 30/10/2009,
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Publié à 10:03, le 28/10/2009,
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Refuge du Fimmvorduhàls

Pour un mois de juin la quantité de neige est incroyable ici. Les congères montent jusqu'à la moitié des fenêtres. Le refuge semble assez défraîchi, lessivé par la pluie et la neige. Un coup de peinture serait le bienvenu.



Publié à 15:12, le 25/10/2009,
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Dans le refuge du Fimmvorduhàls

Dès que j'entre je sens la chaleur du poële, je jette un oeil au thermomètre cloué dans l'entrée : un bon 22 °C. Cela contraste avec les 5 degrés qu'il doit faire dehors. On se sent vraiment en sécurité ici, et tant mieux car il paraît que le blizzard a déjà bloqué des randonneurs dans le refuge pendant plus de 72 heures. Au loin je distingue toujours la mer, on dit que lorsque le vent est favorable on peut entendre les vagues de l'océan s'écraser sur la plage de cendre de Skogar douze ou treize kms plus bas à vol d'oiseau. Je demande quand même à voir... Le refuge doit compter une quinzaine de couchettes, je grimpe à l'échelle de la mezzanine attisé par la curiosité et decouvre que le gardien a laissé là sa veste polaire, son GPS, son argent liquide, un petit sac à dos... Incroyable ! Il n'y a qu'en Islande qu'on peut voir ça. Je me refais une pause d'une bonne heure, j'enlève mes chaussures, enfile des chaussons qui traînent, me prépare un café, m'allonge un peu sur une couchette.



Publié à 16:16, le 20/10/2009,
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Piquets jaune au col de Fimmvorduhàls

Je ressors faire quelques photos, le ciel devient  menaçant mais toujours pas de précipitations. N'ayant pas envie de me laisser coincer ici, piégé par la météo, je reprends ma progression et amorce ma descente en direction de Thorsmork.

Avant de commencer à descendre je continue de marcher sur le col à une altitude d'environ 1000 mètres durant à peu près deux kilomètres. Ce passage est très bien balisé, avec de grands piquets jaune d'environ quatre mètres de haut avec des bandes réfléchissantes. Ils sont plus rapprochés ici qu'ailleurs signe qu'en ces lieux il fait souvent mauvais temps.



Publié à 13:11, le 16/10/2009,
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Le Morinsheidi

Par endroits le manteau neigeux est très épais car à peine un mètre des poteaux jaune ne dépasse. Je franchis une dernière butte et arrive sur un lieu magique : le Godaland s'offre à moi. Godaland signifie " le pays des dieux " et c'est si magnifique que je comprends pourquoi on lui a donné ce nom. C'est donc ici qu'habiteraient Thor, Odin et leurs compères ? Assez vite la descente se fait très raide, je croise de plus en plus de monde en sens inverse qui lorsqu'on se croise me demande si le col et le refuge sont encore loin, je les renseigne volontiers mais les préviens que ça grimpe dur. Au fur et à mesure de la descente le temps s'éclaircit un peu, le soleil ne brille pas mais on le devine à travers le voile nuageux, c'est un peu plus lumineux. J'ai une vue splendide sur le Morinsheidi, une sorte de gigantesque plateau très plat de deux kms sur deux grosso modo. L'émotion est grande car cela fait un moment que je le regardais en photo sur le web. Je distingue des randonneurs en tout petit ainsi que ces fameux grands poteaux jaune du balisage, mais les plus éloignés disparaissent dans le lointain, c'est gigantesque !



Publié à 11:06, le 12/10/2009,
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Autour du Morinsheidi

 Sur les coté du plateau la vue est jolie, les couleurs se mélangent, la mousse ressort sur des fonds gris.



Publié à 15:19, le 10/10/2009,
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Sur le Morinsheidi

Une fois sur le plateau du Morinsheidi je constate que le sol n'est pas lisse comme on peut le croire vu d'en haut depuis le col mais recouvert de pierres de la taille de ballons de rugby.

Sur la photo au bout du plateau on devine des randonneurs.



Publié à 15:21, le 7/10/2009,
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Camping Bazar

Arrivé au fond du plateau commence une descente avec quelques passages raides, équipés de cordes ou de chaînes pour se tenir, certains passages sont vertigineux, avec un sentier très étroit ou deux personnes peuvent à peine se croiser et avec du vide de chaque côté. Je dois accuser une bonne quinzaine de bornes au compteur depuis ce matin et la fatigue se fait sentir, il s'agit donc de rester vigilent ce serait domage de me blesser maintenant. En contre-bas j'aperçois noyées dans la verdure les tentes et les voitures du camping de Bàzar dans la vallée de Thorsmork. Je sens que j'approche car je croise de plus en monde sans sac à dos, ou du moins avec de petits sacs, montés pour une ou deux heures de randonnée.

Lors de ma descente j'assiste à la conversation d'un français avec trois islandais qui lui précisent qu'il lui reste 18 kilomètres pour atteindre Skogar. Le jeune français a l'air dégoûté !

Après 23 kms de randonnée j'arrive enfin à destination : le camping de Bàzar. Il y a foule ! Il faut dire que la région de Thorsmork est l'un des coins préférés des islandais, et comme ce n'est pas très éloigné de la capitale, ils sont nombreux à venir y passer le week-end. Je ne distingue d'ailleurs pas beaucoup de touristes étrangers. Je plante ma tente au milieu de ces buissons que les islandais appellent fièrement "arbres ". L'Islande est un pays sans arbres, les conditions météorologiques empêche tout végétal de dépasser le stade de l'arbrisseau. Je pense que si vous invitez un islandais en France et que vous voulez être sûr de lui faire plaisir, emmenez-le en ballade en forêt.

Les sanitaires sont corrects pour un camping. Je prends une douche à 400 kr les 5 minutes. C'est le tarif pratiqué un peu partout. C'est là qu'on se rend compte que 5 minutes ça passe vite...
Je me prépare un plat de pâtes lyophilisées, je flâne un peu ici et là, un dernier tour aux sanitaires puis je m'engouffre dans la tente et essaie de dormir. Je dis bien " j'essaie " de dormir car le soleil repointe un peu le bout de son nez par intermitence et il fait chaud à travers a toile. Ce soir Morphée est au chômage technique. Sans compter qu'il y a dans une clairière toute proche une soirée barbecue entre quelques camping cars avec un mec du cru qui joue de l'accordéon, il passe en revue tous les airs du folklore islandais. Epuisé, je finis néammoins par m'endormir. Mais cette nuit encore je serai réveillé par intermitence à cause du jour permanent. Difficile de récupérer dans ces conditions...


Publié à 13:22, le 4/10/2009,
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Tente au milieu des buissons

Un peu partout les randonneurs ont planté leur tente au milieu des buissons. J'ai eu le malheur de me mettre en bordure de sentier près de la cabane des toilettes, il y avait pas mal de bruit à cause des allées et venues.

Dès mon arrivée je suis passé à la réception pour payer mon emplacement et quand j'ai osé demander des infos sur le coin au viking qui m'avait encaissé, il m'a mis divers prospectus dans les bras, tout un tas de paplarts avec du texte à rallonge et pas beaucoup d'images, et m'a dit en anglais " c'est dimanche c'est fermé ". Oui, sauf qu'on est samedi et que c'est ouvert... Relax... Relax... Je fais dix fois mes exercices de respiration yoga puis je sors m'étirer un peu. Se détendre...

Cette mini forêt est très dense et composée d'arbrisseaux au tronc tortueux, un abri du vent excellent. Ce sont des bouleaux nains et des saules laineux.

Je vais enfiler ma carcasse fatiguée au fond du sac de couchage.

A un moment de la nuit je suis réveillé, il fait jour, j'ai le dos en compote, ce doit être le matin, je cherche ma montre au fond du duvet... " putain deux heures et quart ! ".



Publié à 12:53, le 3/10/2009,
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Vallée de Thorsmork

Le lendemain matin, titillé par le démon de l'aventure et le soleil qui m'envoie les buissons en ombres chinoises sur la toile de tente, je me lève fort tôt et à 5h30 je pars pour la seconde étape. Le temps est mitigé ce matin le plafond nuageux est percé et le soleil brille donc par intermittence. Le temps est quand même bien couvert, la pluie menace. Je sors du camping ( qui n'est d'ailleurs pas délimité ) et marche environ deux ou trois petits kms pour atteindre un pont que j'ai repéré sur la carte la veille. Mais je me heure vite à un problème de taille. La fonte des neiges amorcée depuis le printemps a multiplié les bras de rivières, tous larges d'environ quatre ou cinq mètres et profonds d'une quarantaine de centimètres en moyenne. Pour atteindre le fameux pont qui permet de traverser le lit de la rivière principale je dois traverser d'autres bras de rivière récemment crées. Je me déchausse et en traverse un après avoir tourné pas mal en rond pour choisir l'endroit de passage le plus adapté. L'eau n'est pas si froide que ça, par contre les pierres au fond de l'eau me meurtrissent les pieds. Puis au moment d'arriver au pont je constate dégoûté à mort qu'un bras de rivière plus important que les autres s'est crée et passe juste devant le pont, le rendant inaccessible. La haine ! Je ne peux pas prendre le risque de traverser là, c'est trop profond et le courant est trop puissant, je risquerais non pas de me noyer mais au moins de tomber à la renverse à cause du courant et d'avoir tout mon matos mouillé. Je retourne au camping de Bàzar pour réfléchir, la pluie se met à tomber et le brouillard se lève. J'ai vraiment pas de pot. Mais je garde espoir, il y a forcément une solution, sinon comment font les gens pour rejoindre l'autre rive !



Publié à 14:23, le 1/10/2009,
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4 X 4 de l'Icelandic Rescue Team

Je retourne au camping donc, replante ma tente, m'installe dedans et réfléchis un peu. Je décide après une demi heure de... décider quelque chose, de bouger, rester là à attendre n'avance à rien. Je bondis, décidé, me rends à la réception et expose à un jeune ma situation. Il me dit qu'il est au courant pour l'innaccessibilité du pont. Je lui dis aussi que le balisage n'existe plus au bout d'un kilomètre, il m'apprend que c'est chaque année la même chose : avec la fonte des neiges, les bras de rivières se multiplient dans la vallée et emporte tous les piquets de balisage sur son passage. Il me demande " Are you alone ? " je lui réponds un peu dépité " Oui je suis tout seul ". Il m'annonce alors qu'il va m'aider à traverser sur l'autre rive à bord de son gros 4 X 4, qu'il est un peu là pour ça ( ou pour sortir les petits 4 X 4 embourbés dans les gués à traverser ). Il fait partie de la Icelandic Rescue Team et il est de garde sur le site pour ce week-end d'affluence en quelque sorte. Je monte à bord de son monstre à quatre roues motrices aux pneus hors normes. A bord se trouve aussi deux islandais et un français qui vont faire le même trek que moi. On fait connaissance et on décide de faire un bout d'étape ensemble, bref ça groove ! Je parle au français et il m'annonce que ses deux potes islandais sont des malades, qu'ils marchent à fond la caisse, de vrais matraqueurs de chaussures ! Là ça groove un peu moins... L'un deux s'appelle Oscar et travaille chez Icelandair, l'autre j'ai jamais compris son prénom. On part donc sur l'autre rive au milieu d'une forêt d'arbrisseaux, j'interpelle alors Oscar et lui dis pour le charier un peu : " Ce sont les seuls arbres d'Islande ? ". Il sourit et me réponds non, qu'il y en a d'autres, ayant bien saisi le côté ironique de ma question.



Publié à 18:24, le 29/09/2009,
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Choix du meilleur endroit pour traverser

On sort rapidement de cette mini forêt et on s'échoue sur trois ou quatre bras de rivière à franchir. Je laisse aux deux islandais le soin de choisir où traverser, après tout ils sont chez eux, ils jouent à domicile. Je constate que contrairement à moi ils prennent le temps de bien étudier la situation.

Le franchissement du premier bras de rivière se fait facilement. On se retrouve sur un ilot de galets qui nous glacent les pieds. Le deuxième est plus costaud car plus profond. Depuis l'autre rive un des deux islandais me tend la main et me tire par le bras. Arrivé au dernier bras à franchir mes pieds sont frigorifiés, l'eau doit être aux allentours de 3 degrés alors forcément... Sur l'autre rive ça grimpe sec tout de suite, et au fur et à mesure qu'on prend de la hauteur un petit vent frais nous fouète par côté.
Les deux islandais cavalent devant, ils ont de l'entraînement. On marche pendant une heure dans ce qui ressemble au lit d'une rivière asséchée puis on sarrête dans la cendre pour faire une petite pause. Je dévore des figues séchées et une barre de céréales, quant aux islandais ils sortent de leur sac un sachet de dried fish, du poisson séché qu'ils mangent avec du beurre. Ils me font goûter et je trouve cela tellement bon que je me promet d'en acheter sitôt de retour à Reykjavik. Ils me disent que ça contient plein de trucs bons pour l'organisme, le genre de bouffe qui donne la pêche et convertirait à la marche n'importe quel cul de jatte.


Publié à 11:25, le 22/09/2009,
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The unicorn

Cette montagne en forme de corne de rhinocéros s'appelle la licorne. La petite maison aux façades vives semble se battre en duel avec les hectares de vide des allentours, elle donne une échelle et permet de mieux se rendre compte de la taille de l'ensemble. Et encore une photo ne restera toujours qu'une pâle copie des lieux face à mes p'tits yeux qui l'ont vécu.



Publié à 14:51, le 20/09/2009,
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Mes compagnons poursuivent leur route

On reprend notre route, mais mon sac à dos commence à me faire vraiment souffrir au niveau des cervicales. Finalement à 13h30 on refait une pause et je sors tout le matériel pour cuisiner. Mes compagnons de route me demande " Are you cooking ? ", je leur dis que mon estomac crie famine et qu'ils n'ont qu'à continuer qu'on se reverra au prochain refuge. Je me trouve un emplacement à l'ombre de rochers car le soleil commence à taper. Un des islandais me le fait d'ailleurs remarquer : ce matin il pleuvait beaucoup et maintenant il fait une grosse chaleur. Et c'est vrai que l'Islande c'est ça : on peut avoir les quatre saisons dans la même journée. C'est ce qui m'arrivera sur l'avant dernière étape, j'aurai droit à tous les types de météo : soleil, pluie, grêle, neige...



Publié à 15:27, le 18/09/2009,
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Mes compagnons disparaissent au loin

J'ai trouvé un recoin incroyable pour déjeuner, à l'ombre, et avec une vue qui surplombe en panoramique une coulée de lave cordée en contrebas. C'est si beau que j'ai plus envie de bouger. Je regarde mes trois compagnons partir au loin, devenir de plus en plus petits jusqu'à ce que trop loin je ne les distingue finalement plus.

Je suis comme les petits vieux, si je ne mange pas à heure fixe, je suis dans le gaz. J'avale un plat lyophilisé de poulet à l'indienne avec une sauce... vague. De quoi faire pleurnicher le fin gourmet que je suis. Heureusement que j'ai de l'entraînement en ce qui concerne la boustifaille déshydratée, déséchée, tarie, décomposée sinon je serais mort de chagrin sur place.

Non, la bouffe lyophilisée est bien pratique car légère, mais c'est pô terrible niveau goût, ça c'est certain ! Et j'en veux pour preuve que ceux qui diraient le contraire auraient tord... quoi !



Publié à 11:27, le 15/09/2009,
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Arrivée au refuge de Botnar

Après le déjeuner je repars de bon pas, je descends de mon promontoire et pars dans un décor magique baigné d'une lumière chaude. La vie est belle. Le prochain refuge n'est plus qu'à trois ou quatre kilomètres d'après la carte et mes souvenirs de 2007. Je dois franchir un ravin au fond duquel coule un torrent rageur, heureusement il y a un pont made in Iceland. Pour y accéder il faut faire attention de ne pas glisser, ne pas trébucher sur un des nombreux caillous, des cordes sont d'ailleurs installées pour se tenir. Je grimpe ensuite une dune de cendre noire et sous cette chaleur ça devient l'horreur : je m'enfonce, quand je fais un pas je recule de deux, pire que dans les dunes du Sahara. Peu à peu des plaques de mousse apparaissent sur la cendre, la végétation tente coûte que coûte de reconquérir du terrain sur le minéral. Dans le lointain au milieu du noir se dessinent les toits colorés du refuge d'Emstrur. L'endroit est tout noir, sinistre à mort mais plein de charme cependant, le genre de décor qu'on ne trouve qu'ici. Le refuge semble bien petit au milieu d'une telle immensité.

En extérieur je retrouve mes compagnons de route attablés sur la terrasse. Ils viennent de finir de déjeuner et s'apprêtent à repartir, ils ont décidé de sauter cette étape. Moi je stoppe ici car avec le poids de mon sac j'ai la nuque qui commence à tirer méchamment, on se dit donc au revoir.

Il doit être dans les 15h00 à peine, le soleil se donne à fond, ça tape fort. De par la pureté de l'air sous ces latitudes le coup de soleil peut arriver très rapidement. Je vais à la cabane où loge le gardien et paie 900 kr pour planter ma tente. La gardienne m'informe que le refuge n'est ouvert que depuis une quinzaine de jours et qu'elle est là jusqu'à mi-septembre. Elle me donne mon sticker à coller sur la tente et me précise que les emplacements en contre bas sont plus abrités du vent. Je plante la tente et passe au lavabos ( rustiques : évier de travers, bancal... ) et jette un oeil le mur des WC : 15 degrés à l'ombre péniblement arrachés au themomètre.



Publié à 16:28, le 10/09/2009,
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Davant les falaise de la Markjaflot

 Je retourne à la cabane qui sert de réception et demande à la gardienne si elle a des prises de courant pour recharger les batteries de mon appareil photos. Elle me répond par l'affirmative mais ajoute qu'elle n'a pas beaucoup de courant en réserve car les panneaux solaires sur le toît lui fournissent tout juste assez de jus pour faire fonctionner sa radio de secours qu'elle me montre du doigt. Mais désireuse de rendre service elle accepte de brancher mon chargeur. On discute un peu et je lui demande ce qu'il y a à faire, à voir dans le coin et elle m'explique en tendant le bras vers l'Ouest que les gorges de la Markjaflot sont superbes sous un tel soleil. Le parcours qui y mène est balisé de minis piquets blancs, les gorges sont assez proches, il ne faut qu'un quart d'heure pour les atteindre. Une fois sur place quel spectacle !



Publié à 15:42, le 7/09/2009,
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Rivière au fond du ravin

Un ravin dont j'ai du mal à estimer la profondeur et la la largeur tant il est hors norme s'ouvre devant moi. Des cris de sternes arctiques qui tournoient au fond remontent en surface avec un effet de réverbération cathédrale. C'est un paysage de géant.

Ces gorges sont d'autant plus surprenantes qu'elles se situent au milieu de coulées de lave plate et d'un désert de cendre.



Publié à 11:41, le 4/09/2009,
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Falaises rouge

Sur les paroies, de la mousse pousse par endroits, ailleurs je distingue des strates de terre rouge. Je m'approche encore et aperçois au fond de ce gouffre une rivière qui vue d'en haut apparaît plutôt comme un petit ruisseau qui serpente comme il peut entre les éboulis de rocailles. Une merveille de construction naturelle.



Publié à 13:42, le 1/09/2009,
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Vue sur le glacier depuis la tente

Depuis la tente j'ai une vue très sympa sur le glacier Entujokull. Ca paraît gigantesque et pourtant il ne s'agit que d'une des nombreuses langues glacières du Myrdalsjokull qui semble se lancer à l'assaut du ciel. La lumière du soir change de minute en minute, aidée par les nuages qui chatouillent les crêtes, et m'offre un spectacle dont je ne me lasse pas. Le soleil n'en finit plus de se coucher, lentement, avec délicatesse, comme s'il me narguait " t'as vu je suis encore là ! ". Mais oui je te vois...



Publié à 12:44, le 29/08/2009,
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Arrivée de randonneurs au refuge de Botnar

Je retourne à la tente, traîne un peu, me prépare le dîner puis je me pieute assez tôt, du genre 18h00 heure locale. Je ne m'endors pas tout de suite bien sûr, à cette heure-ci le soleil est toujours très haut dans le ciel, il brille à mort et tape sur la toile, du coup ça fait un effet " four ", il fait trop chaud. Au bout d'une heure un groupe de randonneuses débarque et squatte le camping en masse en faisant un boucan d'enfer. Finalement je m'endors, je ne sais plus à quelle heure, de toute façon avec le jour permanent je finis par ne plus savoir quand je me trouve précisemment. La nuit, la lumière est parfois plus forte que certains moments de la journée où le ciel est couvert. Le désert de cendre est silencieux, il respecte cette fin de journée flamboyante. Puis quelques paroles aux loin, ce sont trois randonneurs français qui arrivent après tout le monde, en haut à droite de la photo.
 


Publié à 14:46, le 28/08/2009,
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Départ du refuge de Botnar

Je me réveille de bonne heure après une nuit plus blanche que noire. Je suis un peu fatigué j'ai pas l'impression d'avoir vraiment récupéré, ces insomnies viendraient à bout de quiconque. En allant faire un tour aux lavabos avant de partir pour mon étape de la journée, je constate que le thermomètre affiche péniblement 3 degrés. Quand je me baisse en fléchissant un peu les genoux le mercure arrive à 3,5 ° C. Super !

Le camp est vite démonté, le sac à dos est rapidement bouclé, je commence à trouver mes marques, j'ai atteinds mon rythme de croisière.
Par contre mon appétit change. J'ai tout le temps faim ! Et attention, une faim de taré, un truc qui vous tenaille au fond du bide et ne vous lâche plus, des fois je suis sûr que j'aurais pu bouffer un éléphant, une vache, ou gober un hippopotame ! Un coup à se mettre la SPA à dos ! En même temps y'a pas de gros risque parce que l'Islande au niveau hippopotame... C'est plutôt calme...
J'ai méchamment attaqué mon stock de barres céréales, il faut que je me calme. Le froid aidant mon estomac crie famine peu de temps après les repas, l'humidité et le vent accentuent l'effet du froid. Et puis mouliner dans la cendre ça creuse aussi pas mal.

J'attaque une montée assez raide, une sorte de grande dune de cendre. Une fois en haut je déboule sur un vaste désert de cendre parsemé de montagnes coniques recouvertes de mousse verte fluorescente à leur sommet. Je passe à droite du mont Hattafell, franchis un petit ruisseau et poursuis ma route, le sentier se faufile entre deux petites collines noires.



Publié à 12:45, le 27/08/2009,
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Publié à 14:00, le 26/08/2009,
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Désert d'Emstrur

La marche est difficile par moments, à chacun de mes pas je m'enfonce dans la cendre, je mouline à max. Puis Ô misère, la pluie revient sous forme de bruime accompagnée d'un léger brouillard et d'une brise murmurante.

Un léger brouillard m'enveloppe et me fait perdre un peu mes repères déjà bien amoindris par la platitude de ce désert d'un noir monotone. Sans compter qu'ici les distances sont complètement faussées, tout est si grand, si vaste.

J'ai pas mal attaqué mes réserves de bouffe depuis le départ de mon périple et du coup mon sac s'est bien allégé, mes douleurs aux cervicales ont disparu, donc malgré une météo pas terrible je marche d'un bon pas et j'ai le moral au beau fixe.

Après une courte pause je repars, la pluie a cessé mais le brouillard s'est intensifié, il arrive par nappes au gré du vent. Les nuages m'arrivent dans le dos donc je me retourne souvent pour voir ce que le vent m'apporte.



Publié à 14:00, le 26/08/2009,
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Silène acaule

 La végétation essaie de reprendre le dessus sur la cendre. Ici un coussin de silène acaule isolé dans le désert d'Emstrur. Dans nos contrées cette fleur peut pousser de 1800 jusqu'à 3700 m. d'altitude dit-on. Mais sous des latitudes comme l'Islande cela ne veut plus dire grand chose. " Acaule " signifie " sans tige ". En effet, l'été est cours en Islande, par conséquent on ne perd pas de temps à faire de la tige, dès que possible sort la fleur et son pollen pour la reproduction. Et non, pas de tige donc, il y a de la couleur c'est déjà pas mal !



Publié à 14:00, le 26/08/2009,
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Randonneurs sur piste 4 X 4

Je marche pendant 3 ou 4 kms sur ce qui ressemble à une piste 4 X 4, cette partie du trek m'est inconnue car c'est ici que je m'étais perdu il y a deux ans. Tombé dans un état contemplatif total, émerveillé par le décor, marchant le nez en l'air, prenant confiance, je m'étais égaré bêtement. Il faut que je fasse gaffe de ne pas me reperdre !

Je piétine de la cendre depuis l'aube et la verdure commence à me manquer. La cendre est omniprésente en Islande, elle est vivante, elle craque, crisse sous mes pas, parfois fluide, parfois dure comme sur cette piste où les passages répétés des 4 X 4 l'ont tassé, parfois si fine que mes pieds s'y enfoncent, j'y perds l'équilibre et dérape quelques fois. Et même les jours où le plafond nuageux est très bas, le vent, toujours à l'affût, l'assèche et la fait s'envoler, tournoyer, elle se redépose alors où elle peut, comme sur les plaques de vieille neige qui restent un peu partout.

Sur cette piste je croise un groupe d'une dizaine de randonneurs italiens qui troublent la tranquilité des lieux : ils parlent très fort, rient, crient en faisant de grands gestes avec les mains. Ils m'annoncent un gué important à traverser dans un kilomètre. Ils parlent vraiment avec les mains ( à l'italienne ! ) et me conseillent de traverser exactement là où passent les 4 X 4 droit devant la piste, ne pas chercher à dévier la traversée en amont ou en aval. L'un d'eux se plie en deux et amène sa main à la moitié de ma cuisse et me dit : " t'auras de l'eau jusque là ". Ils me questionnent sur les éventuels gués qu'ils vont avoir à franchir, je les rassure en leur disant qu'ils ne rencontreront que de petits bras de rivière où ils n'auront pas à oter leurs chaussures. Les filles du groupe accueillent la nouvelle avec un sourire grand comme ça ! Ils me demandent à combien est le prochain refuge, je leur dis " 2 hours if you speed  ". On se dit au revoir et une nana du groupe me donne une dernière précision en s'éloignant : " l'eau de la rivière est glaciale ! ". Merci m'dame...


Publié à 11:00, le 25/08/2009,
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Traversée d'un gué

J'arrive à la fameuse rivière. Sur l'autre rive un couple s'apprête à traverser, le mec a déjà enlevé ses chaussures. La femme risque d'être déséquilibrée par le poids de son sac à dos qui est deux fois plus gros qu'elle ! Heureusement ils ont des bâtons qui vont leur donner plus de stabilité et ils ont des sandales qui leur éviterons de se meurtrir les pieds sur les pierres.

Le courant est assez fort l'air de rien ! Et la rivière assez large, à vue d'oeil je dirais 20 mètres. J'ai oté mes grolles, les ai lacé ensemble, elles pendent autour de mon cou, je me lance. L'eau est plutôt fraîche ! Mais le problème vient plus des pierres au fond du lit de la rivière qui me détruisent la plante des pieds. Arrivé au milieu de la rivière j'ai de l'eau jusqu'à mi-cuisses, le courant contre mes jambes crée des vagues et des éclaboussures qui mouillent mon pantalon, je tire d'ailleurs dessus pour tenter de le remonter un peu plus mais impossible je suis à fond. J'ai super mal aux pieds, je gémis de douleur, les deux autres randonneurs sur l'autre rive ne s'interressent pas plus que ça à mon cas. Pas cool, ils pourraient au moins regarder si je ne me fais pas emporter par les flots. Sitôt sorti sur la cendre noire de l'autre rive j'ai une sensation de chaleur intense aux pieds. J'avais préparé ma serviette dans ma poche, je m'empresse de la sortir, je m'essauie sommairement, me rechausse et je repars.


Publié à 11:00, le 25/08/2009,
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Pont avec 2 troncs d'arbres

J'arrive très vite à une autre rivière, cette fois équipée d'un pont constitué de deux troncs d'arbre posés en travers des flots. Ce bras-ci de rivière doit toujours avoir un débit trop important pour traverser les pieds dans l'eau, un pont règle donc le problème. Mais pourquoi ils n'en mettent pas partout !



Publié à 16:50, le 24/08/2009,
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Vue en surplomb près d'Hvanngil

Je finis par arriver au niveau du refuge d'Hvanngil et je me dis que depuis le sommet des collines allentours la vue doit être sympa sur les environs. Je gravis un des cônes du coin recouvert de mousse à son sommet, ainsi que de plaques de vieille neige salie par la cendre que le vent a dû amener les jours de temps sec. Depuis le sommet la vue est belle malgré la brume.

Le qualificatif le plus juste qu'on pourrait trouver pour décrire l'Islande c'est liberté, car on se détache ici de deux contraintes fondamentales : le temps et l'espace. C'est encore plus vrai dans cette partie de l'île. Voyager en Islande c'est voyager en extérieur, en contact avec l'air libre, et on devient alors très vite aussi libre que ce dernier.

Rien de plus libératif que ce contact rapproché avec l'environnement quand on vit en cité toute l'année, on parle d'élevage en batteries pour les volailles, on devrait s'interroger sur l'homme qu'on entasse dans les métropoles. Ici il n'y a que des good vibrations, le contact avec la nature est total, éternel et indestructible. C'est de la maîtrise à l'état pur ( comme l'air qui est ici le plus pur d'Europe ), du grand art. La nature est quand même bien faite.

Bon j'arrête la philosophie...



Publié à 13:51, le 23/08/2009,
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Collines derrière Alftavatn

Je redescends et repars en direction du refuge d'Alftavatn, il doit me rester une bonne heure de marche et quelques bras de rivière à traverser. La pluie s'intensifie, j'enfile ma capuche. En partant ce matin j'ai mis directement la housse anti pluie sur le sac à dos car le ciel était menaçant. Ceci m'évite de m'arrêter pour la sortir maintenant et de gagner 5 minutes. C'est pas beaucoup 5 minutes mais quand il ne fait pas beau c'est toujours ça de gagner.

On arrive à la mi-journée et je commence à croiser relativement pas mal de monde en sens inverse. Au sommet d'une butte deux d'américains tentent en hâte de se protéger de la pluie. L'un d'eux se bat avec son poncho. Je leur demande la confirmation du chemin à suivre car le balisage laisse à désirer par ici.
Les plaques de neige à traverser sont de plus en plus fréquentes et de plus en plus larges. Autant de neige en cette saison me surprend ! Je savais biensûr que j'allais en trouver ( les restes de l'hiver dernier ) mais je ne m'attendais pas à de telles quantités ! Je franchis tous ces névés successifs ainsi que deux ou trois rivières dont une m'oblige encore à oter mes chaussures, puis j'aperçois du haut d'une colline le refuge d'Alftavatn dans une brume qui a l'air de vouloir se lever. Good.


Publié à 11:52, le 22/08/2009,
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Tente au camping d'Alftavatn

J'entre dans le refuge, pose mon sac, j'ôte mes grolles et pends ma veste à sécher sur un cintre près du poële. J'aborde des randonneurs qui arrivent de la randonnée dans le sens opposé et leur demande si la rivière au fond de la vallée est facilement franchissable, avec la fonte des neiges je crainds que le courant soit fort et que ce soit profond. Mais ils me rassurent en me disant qu'il y a un pont de neige qui enjambe le cours d'eau. Un randonneur me prévient qu'après la rivière la pente est raide et glissante à cause de la pluie et qu'un trekker allemand s'y est cassé le bras ce matin en chûtant.

Tout le monde semble être arrivé en même temps de tous les côtés, il y a pas mal de monde à l'intérieur et très vite le gardien arrive pour encaisser. Je lui dis que j'hésite entre dormir dans le refuge ou camper, car j'ai l'impression que le temps à l'air de vouloir se lever. En fait depuis ce matin on a droit à des averses d'un quart d'heure et quand j'interroge le gardien sur la météo il me dit que cela va continuer ainsi jusqu'à demain. Après quelques minutes de réflexion je décide d'opter pour l'option tente. Je laisse mon sac à dos dans le refuge, prends ma Gore Tex et me rend à la cahute du gardien. Il fait chaud dans sa cabane ! Je m'acquite des 900 kr pour le camping, discute un peu avec lui. Il est ici depuis une semaine avec son épouse et son bébé de 2 ans environ, et reste jusqu'à fin septembre. Il ressemble à un bûcheron canadien, une barbe broussailleuse cache une mâchoire puissante ( quand il mange des cerises les noyaux ne doivent pas être fiers ), il est grand, massif et à l'air encore plus grand quand il est dans la minuscule cabane d'une pièce qui lui sert d'habitation. Je demande à son épouse de me faire de la monnaie pour pouvoir prendre une douche, ça commence à devenir nécessaire, je dirais même indispensable.

Je vais planter mon tipi sur l'aire prévue à cet effet, il n'y a aucune autre tente, je ne vais pas être gêné par les voisins.



Publié à 11:53, le 21/08/2009,
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Vol de cygnes

Durant l'après-midi j'explore un peu les allentours, je monte sur une des collines environnantes, la vue sur le lac Alftavatn est belle ici perché. Alftavatn signifie le lac aux cygnes, je redescends de mon promontoire et me mets en marche vers le lac dans l'idée d'apercevoir ces volatiles géants. Le lac est à 500 mètres et pour l'atteindre j'ai un large ruisseau aux eaux calmes à traverser. Il s'agit du ruisseau qui serpente autour du terrain de camping, j'y jette quelques grosses pierres pour traverser sans avoir à enlever mes chaussures. Au bord du lac il y a toujours du vent, normal c'est comme en bord de mer il n'y a rien pour arrêter les bourrasques venues du large. Au bord du rivage sept cygnes font trempette, mon approche en douceur ne semble pas les effrayer, je les mitraille de photos, puis je les filme quand ils finissent par s'envoler. Et si je bouffais du cygne ce soir ?



Publié à 17:00, le 19/08/2009,
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Vol de cygnes

C'est impressionnant de voir des oiseaux d'une telle envergure vous survoler, ce sont en fait de gros animaux qui peuvent peser jusqu'à 15 kilos paraît-il. Ils s'envolent, partent au loin sur une autre rive du lac, tournent, font une petite boucle puis ils revienent en escadrille, me passent au-dessus en poussant des cris ( quel boucan ! ), c'est mortel ! Trop mortel à vivre un vol de cygnes ! Je pense qu'ils ont vu que j'étais encore là et qu'ils ne peuvent pas revenir où ils se baignaient. Je dois les déranger un peu, je retourne m'enfermer dans la tente, d'autant plus rapidement qu'une nouvelle averse démarre.



Publié à 16:00, le 19/08/2009,
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Publié à 20:03, le 18/08/2009,
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Refuge d'Alftavatn

Je m'allonge dans la tente avec la porte entre ouverte, j'ai une vue sur les montagne enneigées au loin dans le fond de la vallée. Je grignote, inspecte mes pieds... j'ai une ampoule sous le gros orteil et les deux petits orteils qui ont l'ongle qui noircit. Marcher plusieurs kms d'affiler avec 15 kilos sur le dos quand on est sédentaire toute l'année, ça esquinte forcément. En tout cas les pieds n'apprécient que moyennement la chose. J'espère que mes ongles noircis ne vont pas tomber...

Je me repose un peu, les averses et les éclaircies se succèdent avec la régularité d'un métronome, quinze minutes de chaque. Quand soudain je suis sorti brutalement de mon demi sommeil par un cri grave et rauque. Je pousse un cri de surprise comme quand on se réveille d'un cauchemard : "Aahr ahh aaaaaah !!! " puis j'encaîne sur un "what do you want ? " à la Chirac. Je sors le nez dehors et aperçois la silhouette massive du gardien qui se dessine en contre jour devant l'entré de la tente. " Ouch, vous m'avez fait peur lui dis-je, je m'étais endormi ", il se marre et s'accroupit devant l'entrée : " Vous pouvez allez vous séchez dans le refuge jusqu'à ce que les randonneurs du soir arrivent " me dit-il.
C'est sympa, je m'assoie et j'en profite pour discuter un peu avec lui tout en enfilant mes chaussures. Je l'interroge sur son travail saisonnier ici au refuge... Il m'apprend donc qu'il n'est là que pour trois mois avec sa petite famille, loin de tout, qu'il a été pistonné par " le copain d'un copain, du meilleur ami de la grand-mère de sa femme " ou un truc du genre. Le restant de l'année il est guide de montagne, il me parle des montagnes d'Islande d'ailleurs, et me suggère pour l'étape de demain de gravir le petit sommet Haskerdingur, il me met l'eau à la bouche en me disant que depuis là-haut on a une vue superbe sur toute la région. Mais uniquement quand le temps est dégagé, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui. En fait par moments je l'aperçois ce fameux sommet depuis la tente, il sort de la brume de temps à autres entre deux averses.
Je lui dis émerveillé avec les yeux qui pétillent que j'ai assisté à un vol de sept cygnes tout à l'heure, il me dit qu'il a effectivement entendu leurs cris, et il est très surpris car il me dit être venu ici une bonne centaine de fois et n'en avoir jamais vu la queue d'un ! Apparemment il connaît très bien la région et il me précise que pour décrocher ce job c'est nécessaire. Normal.
Je retourne donc à l'intérieur du refuge durant une bonne heure où je mets mes chaussures à sécher sur le poële que je mets une bonne dizaine de minutes à allumer, et je pends aux tringles du plafond mes vêtements mouillés. Le refuge me paraît bien grand sans personne à l'intérieur, et anormalement silencieux car en principe dans un refuge il y a du monde et beaucoup de bruit. Je m'allonge un peu sur une couchette, et le matelas à beau être assez essoufflé, après trois nuits passées à dormir par terre j'ai l'impression que c'est hyper confortable.
La nuit sera venteuse et un peu humide. Comme les nuits précédentes je suis régulièrement réveillé par la clarté permanente. Difficile de bien récupérer dans ces conditions, mais pour la première fois depuis le début du séjour je n'ai pas eu trop chaud cette nuit là.


Publié à 15:00, le 18/08/2009,
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Départ d'Alftavatn

Le lendemain réveil sous les averses intermittentes. La haine...

Le petit déjeuner pris, la tente et le sac à dos sont vite emballés. J'emmène tout mon bardat dans l'entrée du refuge pour fignoler le sac à l'abri des averses. Arrive alors un canadien qui sort du dortoir ( j'espère que c'est pas moi qui l'ai réveillé ) et me dit avec son accent à couper au couteau : " âlôrs, çâ y êst t'y vâ ? ", il m'avait renseigné hier soir sur l'étape qui m'attend. Je lui dis que je suis presque prêt, juste deux ou trois sangles à resserer... Il me dit qu'hier après-midi là-haut il y avait un vent terrible, que les bourrasques les chassaient lui et son compagnon d'un côté, puis de l'autre, ça n'arrêtait pas ! Ca y est je suis prêt je pars il est 6h30. En face les montagnes que je vais devoir gravir ont leur sommet pris dans la brume. Ca promet...

Déjà je sens le vent qui se tient là en embuscade, prêt à m'envoyer une raffale dès qu'il en aura l'occasion. Mais il faut pas trop lui jeter la pierre non plus... De temps en temps il sait se montrer utile comme ces moments où après une bonne averse il souffle sans faiblir et me sèche complètement. Le vent s'amuse beaucoup avec moi, monsieur est joueur. Alors soyons beau joueur, acceptons cette brise matinale.

 



Publié à 11:00, le 18/08/2009,
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Pont de neige

Arrivé au fond de la vallée je trouve le pont de neige dont m'ont parlé les randonneurs hier soir au refuge. Il a l'air assez épais, pas loin d'un mètre et de nombreuses traces de pas dessus. J'y vais ça a l'air solide, puis j'amorce une longue montée. Heureusement mon sac est de plus en plus léger, j'ai bien attaqué mes réserves de bouffe et jeté mon linge sale, je dois avoir dix kilos sur le dos pas plus.



Publié à 10:00, le 18/08/2009,
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Lac Alftavatn dans le fond

Arrivé au sommet je profite d'un court instant durant lequel le vent chasse les nuages et mitraille de photos le lac Alftavatn six kms en contre bas ( d'après la carte ) mais très rapidement les éléments reprennent le dessus, dame nature se fout royalement des mes aspirations photographiques. En plus le vent arrive du Sud Ouest, ça va donc devenir engagé, je risque d'être assez chahuté. Heureusement j'ai prévu le coup : voyant que les averses étaient bien présentes ce matin j'ai enfilé un pantalon style K-way et enfermé mon sac à dos dans sa housse anti pluie. Le système K-way par dessus le pantalon de rando est très efficace mais attention, t'as pas l'air super viril...



Publié à 10:59, le 17/08/2009,
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Tempête de neige

Are you experienced ? Vous paniquez facilement ?

Tenez vous bien : dame nature n'envoie tout à coup des nappes de brouillard assez épaisses et là où de simples gouttes d'eau auraient largement suffi, c'est de la neige qui s'abat sur moi. De la neige puis de la grêle. Une véritable tempête de grêle fine mais heureusement le vent est bien orienté, je reçois les grêlons dans le dos, s'ils étaient arrivés de face j'aurais été mal. Tenez vous mieux : de temps à autres le vent qui tournoie m'envoie les mini grêlons sur le visage, j'ai alors l'impression qu'on m'enfonce des aiguilles dans les joues, ça pique ! Tout cela dure une bonne vingtaine de minutes jusqu'à ce que ne subsiste que le brouillard, un de ces brouillards épais, un vrai white out total dans lequel on ne distingue plus le ciel de la neige au sol. Limite panique. Engagez-vous qu'ils disaient, engagez-vous... On est en été, je frémis davantage en pensant à ce que ça doit être en hivers.

Si je ressors vivant de cette étape je me fait tatouer " invincible " sur la fesse gauche, ou " born to be alive " sur la droite. Promis !



Publié à 13:03, le 16/08/2009,
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mini grotte de glace

La grêle a cessé. Juste la grêle, faut pas déconner !

Je franchis ensuite une ou deux ravines puis du fond de l'une d'entre elles je ne vois vraiment plus rien, impossible de distinguer le moindre piquet qui jalonne le parcours. Coincé au fond de la ravine je me retrouve dans un brouillard à couper au couteau face à un grand mur de neige. Un instant j'ai peur, mon trek se transforme soudain en survival extrêm. J'attends deux minutes, le vent emporte les nappes de brouillard, je redistingue le ciel du sol enneigé et aperçois un piquet vers lequel je me hâte de marcher. A partir de là le brouillard sera toujours présent mais moins épais, ça redeviendra jouable, le coin se transforme en une création artistique tendance floue.

Je tombe sur une petite grotte de glace. Elle semble avoir été creusée par un filet d'eau chaude qui coule dessous. Ca peut servir de coin de repli pour se mettre à l'abri en cas de grosse tempête. Un peu plus loin j'en croiserai d'autres, plus ou moins hautes et profondes, c'est un classique.



Publié à 16:06, le 15/08/2009,
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Vue panoramique

Sur un passage le parcours surplombe un panorama qui malheureusement sous la brume ne se montre pas aussi splendide qu'il le serait par beau temps. Du gris se mêle à de l'ocre, à du noir, du vert, du beige et du rouge. La nature est artiste parfois. 

Quand j'étais passé ici il y a deux ans, on n'y voyait pas à dix mètres à cause du brouillard, il tombait une pluie torrentielle ( limite grésil ) et faisait super froid, donc là je m'estime heureux ! D'ailleurs au départ de l'étape un écriteau prévient à propos de cette portion du  trek : " It can get very foggy in this area, so please take care and follow the blaze ! There are some small chasms along the way to the hut. Sommetimes they seem to be filled with snow but they are juste sheeted with thin ice witch can burst, so please be careful !"



Publié à 10:01, le 14/08/2009,
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Randonneurs au loin

Deux heures ont passé depuis mon départ et je commence à croiser les premiers randonneurs en sens inverses. Après les bonjours d'usage durant lequel on essaie de deviner la nationalité de l'autre on se questionne mutuellement sur les conditions de la suite du parcours. Un couple ( d'islandais je crois ) m'annonce que je ne suis plus qu'à une heure et quart de refuge d'Hrafntinnhusker ( se prononce " Raptine Ouskèr " je crois ). J'évolue à présent dans la neige, le tracé continue de monter et il y en a de plus en plus, heureusement elle n'est pas trop molle et on ne s'y enfonce pas trop. Mais j'ai quand même les pieds trempés car mes chaussures ne sont pas faites pour la marche prolongée dans la neige.



Publié à 15:00, le 13/08/2009,
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Randonneurs sur glacier

Voilà une belle congère ! Le brouillard s'intensifit à nouveau faisant changer la physionomie du paysage. J'ai froid, je fais moins le malin là. Changé de fuseau horaire... J'ai l'impression d'avoir changé d'hémisphère, d'atmosphère, d'époque, de planète... Le fait de faire le trek tout seul démultiplit sûrement cet effet. Mais après tout c'est du dépaysement que je suis venu chercher ici, alors...



Publié à 16:02, le 12/08/2009,
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Randonneurs dans le brouillard

A la vue de cette image on comprend qu'il est très facile de se perdre dans ces vastes étendues quand le mauvais temps se lève. D'où l'importance de partir avec une bonne carte et de l'étudier avant le départ ainsi qu'avant le départ de chaque étape. La carte au 1 / 100 000 ème qui est associée à ce trek est une échelle minimum, elle n'est  d'ailleurs pas suffisamment précise, et partir avec une carte au 1 / 50 000 ème ne serait pas un luxe. En tout cas ça donnerait moins de travail aux équipe de sauvetage.

On dit au sujet de cette randonnée que c'est la randonnée des extrêmes : Laugavegurinn is a track of extremes : extremely beautiful in good weather, extremely dangerous in bad weather. Pour venir en Islande il faut une bonne raison, et pour y rester il faut être un peu fou.

Je croise deux grandonneurs qui me saluent par un " hi ! " au milieu du brouillard et du vent, nous échangeons des regards ahuris puis poursuivons chacun dans notre direction. J'en distingue d'autres au loin ( dans les cercles violet sur la photo ).



Publié à 11:54, le 11/08/2009,
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Près d'Hrafntinhusker

 De la fumée s'échappe de trous dans la neige de ci de là, j'explore... J'explore mais sans trop m'éloigner du tracé car j'ai peur de me perdre. Le vent souffle encore pas mal ( croyez-vous que je garde ma capuche pour le plaisir ? ) et pourrait me ramener des nuages en masse et me replonger dans un brouillard épais. Donc prudence.



Publié à 17:12, le 10/08/2009,
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Refuge d'Hrafntinhusker au loin

Un groupe d'américains me disent que " le refuge est tout proche dans cette direction " en tendant le bras droit devant. Entre deux nappes de brume je le distingue tout à coup au loin, droit devant à flanc de montagne. J'accélère le rythme, j'allonge le pas, il me tarde d'aller me sécher, il est 13h18 au chronomètre, c'est là le pire passage de ma randonnée.

Je suis entouré de montagnes qui forment une barière infranchissable et me donnent l'impression d'évoluer dans une gigantesque assiette creuse pleine de neige. Les voyages de Gulliver j'vous dis...



Publié à 16:04, le 10/08/2009,
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Publié à 10:03, le 10/08/2009,
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Arrivée au refuge d'Hrafntinhusker

 Impossible de camper ici ou alors difficilement, il y a un mètre de neige partout. J'entre dans le refuge après avoir poussé avec peine les deux portes doubles qui donnent accès au sas d'entrée. La chaleur qui règne à l'intérieur est presque étoufante en comparaison avec le froid extérieur. Une nuit inside me coûtera 3300 kr, je vous laisse traduire en anciens balles ou en euros pour les plus modernes d'entre vous.



Publié à 16:04, le 8/08/2009,
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Refuge d'Hrafntinhusker dans la brume

Il doit être midi à peine, le gardien est tout seul à l'intérieur il se lève de sa couchette, pose son bouquin et vient à moi. Il fait si chaud qu'il se trimballe en caleçon chaussettes T-shirt. Je lui paie une nuit pour dormir à l'intérieur, il me dit que je suis seul pour le moment et que je peux m'installer où je veux. Je fonce au grenier et choisis un matelas au fond, à l'opposé de l'entrée, loin du passage. Je sors le sac de couchage et le pose sur mon matelas par terre histoire de marquer mon territoire, puis je descends cuisiner. Le gardien est en cuisine aussi on discute, il mange du dried fish ( lui aussi ! ) apparemment les islandais adorent ça ! Il m'en file un morceau c'est excellent, il faut vraiment que j'en achète de retour à la capitale.

Tout en mangeant je l'interroge sur l'éventuelle possibilité d'aller voir les ice caves. Il me décourage tout de suite en me disant qu'avec un brouillard pareil je ne verrai rien et qu'en plus toute la neige qui avait dessus est tombée en avalanche et bouche l'entrée. Dans l'après-midi je lui dis que je vais quand même essayer d'aller y jeter un oeil, mais au bout de 500 mètres le brouillard se fait trop épais et je décide de revenir sur mes pas car le sentier n'étant pas balaisé ( ou alors les piquets de balisage étaient sous le mètre de neige qui couvre le sol ) je risquerais de m'égarer.

De retour au refuge le gardien m'explique le fonctionnement de la chaudière. Je ne comprends pas tout mais il me montre un thermomètre qui affiche une eau à 65°C. Pas étonnant qu'il fasse si chaud là dedans !



Publié à 15:05, le 7/08/2009,
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Dans le refuge d'Hrafntinhusker

De retour au refuge je discute donc un peu avec le gardien, j'apprends qu'il vient de fêter son anniversaire ( il devait y avoir une folle ambiance hier soir là-dedans ! ) il est en train de se découper une part de gâteau fait par une randonneuse. Il m'en propose une part mais vue la forme et la couleur du truc je décline poliment son offre. Visiblement ce gateau d'anniversaire a été fait avec les ingrédiens du bord, style sans beurre ou sans sucre... Mais comment peut-il manger ça ! Remarquez je me moque mais après quatre jours de rando mes lyophilisés commencent par avoir tous le même goût... Mais de toute manière ils ne sont pas destinés à satisfaire ma gourmandise mais à me nourrir avec une alimentation le plus variée possible. A me garder en vie quoi !

Finalement dès la fin de l'après-midi les randonneurs arrivent par grappes successives, le refuge se remplit tout doucement mais sûrement. Le gardien nous annonce qu'il attend entre 30 et 40 personnes pour 50 places de disponnibles. Il m'invite vivement à noter mon nom sur la feuille de présence du refuge, c'est destiné à vérifier que tout le monde est bien rentré de sa journée de rando. Il me dit que parfois les randonneurs se perdent et n'arrivent jamais surtout dans ce coin souvent prisonnier du brouillard. Dans ce cas il sort lui même les chercher s'ils sont dans les environs du refuge, environs qu'il connaît certaienement comme sa poche, sinon il appelle une équipe de la Icelandic Team Rescue qui arrive avec leurs 4 X 4 énormes. En fin d'après-midi il s'attable un peu à l'écart avec la feuille de pointage où tout chacun note son nom et communique avec les refuges précédents voir si tout le monde est là, quels sont ceux qui manquent encore à l'appel...
Je dîne tôt et monte me pieuter vers 18h30 sous les combles, j'enjambe un italien qui écrit ses mémoires, la chambre est presque pleine, les vestes et les pantalons pendouillent du plafond avec les chaussettes et les T-shirts. Ca sent un peu les pieds quand même là... D'ailleurs en frôlant certains trekkers je change de couleur ( je dirais vert ). En plus l'italien fait des allées et venues en slip rayé façon " zèbre ", ça ne doit pas arranger les choses au niveau de la fraîcheur des lieux.
Je m'endords assez rapidement malgré la clareté permanente ( il n'y a ni volets ni rideaux aux lucarnes de l'étage ) et le bruit de mes compagnons de chambrée ( qui eux ne se couchent pas comme les poules ).
On dormira la fenêtre entre ouverte car étant ici en nombre c'était préférable. Et de toute manière ce refuge est beaucoup trop chauffé, il fait au moins 25° C !
Comme les nuits précédentes mon sommeil sera hâché, réveillé régulièrement par la lumière, j'aurais dû faire comme l'italien dans le coin opposé de la chambre : prendre un masque pour la nuit. Mais dormir dans du dur sur un vrai matelas plutôt que sur mon Thermarest m'a quand même permis de bien récupérer.


Publié à 12:07, le 6/08/2009,
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Tente à Hrafntinhusker

Des irréductibles campent à vingt mètres du refuge. Soit ils sont fous soit ils sont fans de bronchopneumonie avec complications. Enfin comme dit le proverbe : qui ne tente rien n'amasse pas mousse. Ou quelque chose comme ça... 



Publié à 16:09, le 5/08/2009,
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Lumières matinales

 5h00 du matin... Par la lucarne du refuge, avec en bruit de fond des ronfflements allemands et italiens, j'assiste à un joli spectacle : une percée dans le plafond nuageux et voilà qu'une montagne de rhyolite s'allume au milieu de ce décor désespérément homogène.



Publié à 16:00, le 5/08/2009,
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Carte pour acceder aux ice caves

 A l'intérieur du refuge est affichée une carte détaillée de la zone. Ci-dessus l'intinéraire détaillée pour accéder aux ice caves Ishellar de l'autre côté du Jökulhaus. Elles se trouvent à 45 minutes du refuge environ.



Publié à 10:08, le 5/08/2009,
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Départ du refuge d'Hrafntinhusker

 Je suis réveillé vers 5h00 du matin et je n'arrive pas à me rendormir. J'attends jusqu'à 6h30, je ne tiens plus en place, j'ai envie d'y aller, surtout que par la lucarne je vois qu'on va avoir une belle journée. Je descends en cuisine, après avoir enjambé l'italien qui a roulé hors de son sac de couchage, ainsi qu'un couple d'allemands qui dorment enlacés et ronfflent en coeur. C'est beau, je suis ému !

En cuisine un français se prépare une bouilloire d'eau chaude. On discute un peu du trajet, de ce qui nous attend respectivement, j'avale mon lyophilisé de céréales - bof - je ferme mon sac et sors pour la dernière étape. Le fait de ne pas avoir eu à plier la tente ce matin m'a fait gagner du temps. Il est 7h00 et je pars vers le Landmannalaugar sur une neige encore dure qui crisse sous mes pas, il a dû gelé cette nuit. Je jette un dernier petit regard admiratif à la seul tente plantée dehors, une photo du refuge depuis le haut de la butte et j'y vais.


Publié à 11:09, le 4/08/2009,
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Après Hraftinnusker

Après Hraftinnusker

Le refuge d'Hrafntinnusker se trouve derrière la montagne du fond ( flêche violette ). Ensuite le tracé est facile à suivre grace aux nombreux piquets ( dans les ronds violet ).



Publié à 17:00, le 3/08/2009,
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Neige après Hrafntinhusker

Il est 7h30, le ciel est bleu et le soleil déjà haut dans le ciel brille autant qu'il peut. Il ne fait cependant pas chaud et la petite brise qui souffle m'oblige à garder et ma polaire et ma Gore Tex. Entre le mont Södull et le site de Stohiver tout est blanc de neige, le soleil se réverbe dessus et me noie dans sa lumière. J'aurais dû prendre des lunettes de soleil... Quel temps magnifique, j'ai vraiment du bol car ici la plupart du temps la météo est vraiment mauvaise et la brume omniprésente. D'ailleurs c'est ici qu'en 2004 un jeune touriste de 25 ans est mort pris dans une tempête de blizzard, à la même période que moi. J'ai une petite pensée pour lui, je cherche tout autour la stèle qui a été érigée comme un avertissement mais elle est certainement enfouie sous la neige car je ne la verrai jamais, elle fait pourtant un bon mètre de haut !



Publié à 16:10, le 3/08/2009,
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Publié à 15:03, le 3/08/2009,
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Neige et rhyolite

 



Publié à 14:00, le 3/08/2009,
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Neige vers Stohriver

Incroyable ces congères de neige pour un mois de juin. Il a dû faire mauvais ici durant l'hiver dernier !



Publié à 10:00, le 3/08/2009,
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Approche du site de Storihver

Au loin s'élèvent les fumées du site géothermique de Storhiver. Très vite l'odeur de souffre me titille les narines, l'odeur s'intensifie au fur et à mesure que je me rapproche. Le soleil chauffe un peu plus, la neige se ramollit et ne crisse plus sous mes pas, mes chaussures commencent à se mouiller. Heureusement il y a moins de neige ici, seules subsistent quelques plaques de neige éparses, ce qui au final n'est pas plus reposant car je dois alternativement adapter ma marche aux plaques de neige et à la cendre. On ne marche pas du même pas sur la neige que sur la cendre, sur neige je m'applique à poser le pied bien à plat pour ne pas trop m'enfoncer et éviter de me mouiller les pieds, alors que dans la cendre je peux me lâcher et marcher en " creusant " davantage. L'Islande c'est le pied !



Publié à 18:13, le 2/08/2009,
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Publié à 12:03, le 2/08/2009,
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Storihver

Sur le site de Storhiver la neige a disparu car le sol est tiède, voir brûlant par endroits. Ca sent le souffre ici.

Le bruit et l'odeur... Pas loin au fond d'une ravine un bruit de cocotte minute attire mon attention, c'est une mare d'eau d'un mètre de diamètre qui est en train de bouillir. De quelques trous dans le sol des colones de fumée sortent fort comme la cheminée d'une locomotive à vapeur. L'odeur est de plus en plus difficile à supporter, franchement ça sent trop l'oeuf pourri, je reprends ma route. Aller j'me tais, regardez...



Publié à 18:15, le 1/08/2009,
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Entre Storihver et Landmannalaugar

 Le tracé est très agréable sur cette portion car assez régulier et en légère descente. De plus les nombreuses ravines ( assez profondes pour certaines ) que j'avais dû franchir avec peine il y a deux ans sont remplies de neige donc c'est comme si elles étaient inexistantes.

Depuis le départ de l'étape c'est le silence complet, à moins que ce soit mon ouie qui m'ait abandonné. En tout cas si auditivement parlant c'est le calme plat, concernant le visuel c'est du grand spectacle.



Publié à 15:12, le 29/07/2009,
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Publié à 10:03, le 28/07/2009,
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En descendant au Landmannalaugar

Je descends et descends encore, et en perdant un peu d'altitude j'aperçois au loin le Landmannalaugar avec l'emblématique montagne rouge de Breinistensalda. Il est environ onze heures et je croise les premiers randonneurs partis du Landmannalaugar, ils me questionnent sur l'état du tracé là-haut sur les hauteurs. Je leur dis qu'il y a beaucoup de neige, que je suis parti très tôt pour ne pas m'enfoncer en marchant sur la neige encore gelée de la nuit. Je leur dis aussi que selon moi ils sont partis trop tard et qu'avec le soleil qui commence à taper ils vont trimer dans la neige et risquent fortement d'arriver avec les pieds trempés.



Publié à 10:16, le 26/07/2009,
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En descendant au Landmannalaugar

Je croise beaucoup de français, quelques américains et des islandais. Il paraît que cette  randonnée est aussi populaire auprès des touristes étrangers que des islandais. Souvent j'ai croisé des islandaises qui faisaient le trek à deux.



Publié à 10:19, le 23/07/2009,
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En descendant au Landmannalaugar

 Le mélange des couleurs est assez incroyable ici. On se croirait dans les montagnes d'Afganistan.



Publié à 11:20, le 20/07/2009,
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Randonneurs dans le Landmannalaugar

Deux randonneurs arrivent lentement au loin.

J'ai été surpris de la taille des sacs à dos énormes que certains se trimballaient ! Des cent litres au moins, parfois portés par des tout petits bouts de nanas qui devaient peser 50 kilos toute mouillée. De vraies fourmis ! Et moi qui me plains avec mes 15 kilos !



Publié à 16:20, le 19/07/2009,
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Vue en surplomb de la vallée de Vondugil

Sur ma gauche j'ai une vue imprenable sur une partie de la vallée de Vondugil, puis je passe la montagne rouge de Breinistensalda et j'arrive au camping du Landmannalaugar sous un soleil de plomb. Le départ de l'étape était à plus de 1000 mètres et je suis arrivé à 600 mètres il fait beaucoup plus chaud ici et le vent est moins fort. On rejoint ici un semblant de civilisation et ça se voit : je croise des mini groupes de touristes qui se promènent sans sac à dos, venus pour la journée depuis Reykjavik en autocar. En fait le bus arrive et fait une halte de deux ou trois heures sur le site. C'est ce car que je vais prendre demain pour retourner à la capitale.



Publié à 17:21, le 15/07/2009,
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Breinistensalda

 On ne peut pas aller au Landmannalaugar sans passer voir cette montagne emblématique.



Publié à 10:22, le 10/07/2009,
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Panoramique du camping de Landmannalaugar

Les montagnes de rhyolite qui cernent le camping sont tout simplement magnifiques sous le soleil. Un petit " snif snif  " quelque part au fond de moi car ma rando est finie. Le fait qu'il y ait pas mal de monde aussi est un peu déroutant après ces quelques jours passés presque seul dans les montagnes enneigées et dans les déserts de cendre. Et après tous les trous perdus que j'ai traversé, où il n'y avait aucun ravitaillement en bouffe possible, aucun endroit où prendre une douche, même aucune poubelle où abandonner mes déchets ( que je devais donc garder avec moi jusqu'à l'étape suivante ), on a l'impression ici que le lieu a été un peu Dysneylandisé : source d'eau chaude avec ponton aménagé, carcasse de bus reconverti en épicerie dans lequel on peut acheter à prix d'or tout un tas de bricoles...

A la réception, une gamine me demande de repasser en début d'après-midi pour payer mon emplacement de camping car les réceptionnistes sont affairées à lessiver les sanitaires. Je vais planter ma tente au milieu des autres, environ une vingtaines sont déjà là. Je déjeune de deux lyophilisés d'un coup, puis je vais prendre une douche, 400 kr pour 5 minutes comme ailleurs.

Je viens de me farcir 4 heures de marche et après un petit repos d'une demi-heure je ne tiens plus en place. Je décide de profiter du beau temps pour partir explorer les environs mais avant je repasse à la réception et m'échoue sur une petite nana blonde mitraillée de tâches de rousseur : " je viens pour payer le camping " lui dis-je. 900 kr la nuit, normal. Je discute un peu avec elle de généralités, puis au détour de la conversation je lui demande si le site est habité durant l'hiver pour les éventuels touristes qui arrivent par exemple d'une traversée des hauts plateaux du centre en skis et pulka. Elle sourit un peu, sort sur le seuil, tend le bras le plus haut qu'elle peut au-dessus de la tête et me précise : " l'hiver il y a de la neige jusque là, plus haut que la porte, alors non il n'y personne qui vit ici en hiver ", puis elle ajoute " very very much snow ! ".
 


Publié à 15:23, le 9/07/2009,
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Terre rouge qui fume

Au pied de Breinistensalda, la terre est rouge, recouverte de souffre et fume en silence. Si le chemin qui mène en enfer est pavé de bonnes intentions, celui qui mène au Landmannalaugar est tapissé de fumerolles. La vue d'ici perché est superbe et une ambiance inquiétante émane du sol.



Publié à 12:00, le 9/07/2009,
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Vue sur le lac Frostastavatn

Je retourne à la tente prends le minimum nécessaire dans mon sac à dos pour une ballade et emprunte la piste qui part vers le Nord. Perché sur un pont qui enjambe une rivière toute proche, je regarde les 4 X 4 traverser le gué, puis un bus de Reykjavik Excursions qui passe sans même freiner, les doigts dans le nez.

Je me dirige vers le lac Frostastadavatn et ses eaux turquoises. Je fais l'ascension ( non sans peine sous le soleil ) du mont Frostastadahàls. Durant ma progression je suis attaqué par des milliers de moucherons, chacun de mes pas soulève des nuages entiers de moucherons depuis les mousses qui jonchent le sol. Les moucherons ne piquent pas mais c'est vraiment désagréable : ils se nichent dans mes oreilles, entrent dans mes narines ou dans la bouche si j'ai le malheur de respirer la bouche ouverte. Mais en gagnant de la hauteur la végétation du sol qui leur sert d'abri disparaît et les moucherons avec. Du sommet j'ai une vue magique sur le Landmanaleid de l'autre côté du lac, ou je distingue en petit mais alors vraiment en tout petit petit un bus vert de touristes qui attaque une piste en montée. Le bus au milieu de ce décor gigantesque permet de mieux donner une échelle à l'ensemble, ça donne un point de repère qui permet de mieux se rendre compte de l'immensité du site. Quel panorama !



Publié à 11:25, le 8/07/2009,
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Près du Frostastavatn

Dans toutes les directions la vue en surplomb est splendide. Je longe le lac depuis les hauteurs et redescend en traversant le Namshraun, puis je retourne au camping, ma ballade aura duré deux bonnes heures. Le coin doit être propice aux ballades équestres car j'ai relevé pas mal de traces de sabots. J'ai aussi remarqué des chevaux dans un enclos près du camping.

Depuis Landmannalaugar les possibilités d'excursions s'accumulent par brouettes entières, et donc rester deux jours sur place est un minimum.



Publié à 14:26, le 7/07/2009,
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Un cycliste

Au cours de ma ballade un cycliste qui en bave tout ce qu'il peut sur une côte. Il s'acharne, lutte à mort, et arrivé en haut, voyant que je l'ai pris en photo, il me fait un coucou de la main, je lui tends le pouce comme pour lui dire " bravo coco, continue t'es beau ".

Beaucoup tentent l'aventure en VTT, chargés comme de bonnes vieilles mules, deux sacoches à l'avant, deux à l'arrière, une sur le guidon, la tente sur le porte bagages, avec en plus un sac à dos et parfois même une petite remorque à vélo. De vraies expéditions. Dans ces petites remorques qu'ils tractent on aperçoit parfois de tous petits gamins emmitoufflés jusqu'aux oreilles, un délir en famille en somme.

Cela peut s'avérer très dur. Sur le web nombreux sont les témoignages de touristes qui depuis leur voiture de location disent avoir pitié de ces cyclo-toutistes qu'ils croisent, pédalant sous une pluie battante ou sous un vent de face à décorner les trolls, se prenant l'équivalent d'un seau d'eau à chaque véhicule qu'ils croisent, ou une volée de gravillons sur les pistes non asphaltées, sans parler des énormes bus 4 X 4 qui sur les pistes du centre du pays vous taillent volontier un short. Sur certaines pistes gravillonnées, l'espérance de vie d'un VTTiste ne doit guère dépasser 3 ou 4 coups de pédales. Sur la photo, le type peut s'estimer heureux...

Une année un touriste venu tenter l'aventure à vélo m'avait affirmé qu'il avait mis deux jours pour avaler les 45 kilomètres qui séparent l'aéroport de la capitale, à cause d'un vent de face qui le faisait avancer moins vite à vélo qu'à pied. Et pourtant le mec était un acharné du vélo, il n'en était pas à son coup d'essai, avait déjà l'Amérique du Sud à son tableau de chasse et d'autres endroits tous plus charmants les uns que les autres.



Publié à 14:27, le 6/07/2009,
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Vallée de Vondugil

La truffe au vent... Dans le fond de cette vallée deux cygnes batifollent. J'aurais beaucoup aimer partir en ballade dans cette vallée de Vondugil ( ça faisait d'ailleurs partie de mes projets ) mais c'était impossible il y avait trop d'eau, c'était trop marécageux et une multitudes de petits ruisseaux peu profonds mais très larges me barraient le chemin.



Publié à 10:24, le 5/07/2009,
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Dernier gué avant d'arriver au Landmannalaugar

Je passerai la fin de journée au camping, à observer depuis la tente des jeunes jouer à ce qui ressemble à un jeu de quilles islandais. Les deux jeunes filles de la réception jouent avec des enfants ainsi qu'un touriste. Ce jeu de quilles s'appelle le Kubb, c'est un jeu de plein air d'origine viking qui est un mélange de jeu de quilles donc, mais aussi d'échecs et de lancer du fer à cheval. Le mot " kubb " signifie " bloc de bois ". Le but est de renverser les blocs en bois de l'adversaire à l’aide de bâtons. Le vainqueur est celui qui parvient le premier, et au final seulement, à faucher le roi qui se trouve au centre du jeu ( c'est une quille avec une couronne scultée ). Le jeu, qui n’est pas dépourvu de stratégie, est parfois surnommé " jeu d’échecs viking ". Les règles peuvent varier d'un pays à l'autre et de région en région. Le jeu peut être joué sur différentes surfaces : sable, béton ou herbe. Devant ma tente les nanas jouent sur de l'herbe, mais je suis juste derrière et j'ai peur de me prendre une quille ! Un détail m'interpelle : à chaque fois qu'un des joueurs lance une quille et que celle-ci arrache un petit morceau de terre avec de l'herbe, une des gamines s'empresse d'aller replacer la petite motte de terre et à la tasser méticuleusement avec les doigts. Du fait des conditions climatiques rudes la végétation met très longtemps à pousser donc les islandais en prennent soin ! Mais à ce point là c'est quand même dingue ! J'ai également remarqué cela avec les deux islandais qui m'ont accompagné sur une étape du trek.



Publié à 14:24, le 3/07/2009,
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Retour en car

Ce matin je me réveille tôt à cause de la lumière constante, j'ai encore mal dormi je dois avoir une tête de déterré, d'autant que je ne me suis pas rasé du séjour et je ressemble de plus en plus à Demis Roussos pendant sa période Rain and Tears.  Je suis également réveillé par des averses, la pluie fait du bruit sur la toile tendue. Je suis déçu car mon bus pour rentrer à Reykjavik n'est qu'à 15 heures et j'avais prévu d'explorer la zone encore aujourd'hui. J'ai bien fait de me donner à fond hier après-midi. Je traîne un peu puis sors du sac de couchage et je déjeune. Les averses se transforment en pluie continue et du coup l'atmosphère se refroidit.  Hier il faisait très chaud donc ce contraste accentue la sensation de froid. Je grelotte presque ! Je n'arrive pas à me réchauffer malgré un bol de café bien chaud, je finis donc par sortir de la tente et vais me coller contre le grand radiateur mural des sanitaires. Il est 7h30, la pluie redouble d'intensité, j'ai des frissons dans toute la colonne vertébrale, les deux filles de la réception nettoient les WC et les lavabos au Karscher. Vers huit heures je retourne m'enfiler dans mon duvet et j'arrive à me réchauffer après un deuxième bol de café. Je traîne, je dors, rebois une boisson chaude, grignote, redors ( j'explose mon record de sieste de 3 heures ! Too much power ! ), je déjeune, je fais une autre méga sieste ( j'ai beaucoup de retard à cause du jour permanent ) puis arrive 14h00. Je remballe tout mon matos sous une pluie devenue fine et légère puis je monte me mettre à l'abri dans le car. Le chauffeur a laissé les portes ouvertes pour qu'on n'ai pas à attendre sous la flotte.

Le car se remplit à fond, un italien ( encore un ! ) s'installe à côté de moi avec un appareil photo à l'objectif énorme, il manque de la place, le chauffeur fait quand même monter les nouveaux arrivants en leur précisant qu'ils devront voyager debout, au moins jusqu'à la prochaine halte où doivent descendre 6 personnes. Ainsi on part dans un bus plein à craquer avec des gens qui sont assis ou allongés dans l'allée centrale. Folle ambiance...

La piste est boueuse, spongieuse. Au détour d'un virage en côte on croise des fermiers qui escortent un troupeau de chevaux. Tout le monde sort son appareil photo et mitraille ( mon voisin pionce et... ronffle ! ), c'est vrai que ces chevaux sont une jolie rencontre.

Le cahot de la piste me berce, la fatigue aidant j'ai envie de m'adosser profondemment à mon siège et de roupiller un peu comme mon voisin spaguetti mais j'arrive à la fin de mon séjour et je ne veux rien perdre du trajet, j'ai peur de rater quelque chose. Donc je me contente d'être content et je mets ma fatigue là où je planque habituellement mon blé, c'est à dire dans un lieu secret connu de personne pas même de moi. L'italien a mauvaise haleine, il respire fort, il a dû bouffer un rat mort c'est pas possible.

Je suis au deuxième rang dans le bus, j'observe le chauffeur et son assistant qui aide les voyageurs à descendre ou à monter lors des étapes, charge les bagages, cause avec le conducteur à qui il est interdit de parler... La vie islandaise quoi. Les règles de conduite ne sont pas encore devenues aussi sévères que chez nous, le chauffeur conduit avec le portable à l'oreille, crie dans son téléphone, rit, quitte la piste des yeux en se retournant vers l'intérieur du bus où il appelle son jeune assistant en gueulant. On court à l'accident là ! Regarde la piste ! Regarde la piste punaise ! Seigneur faites qu'il regarde la piste ! Si on arrive entiers à Reykjavik, à la descente du bus j'embrasse le sol !

Au niveau conduite ça manque singulièrement de rigueur ici. Les gens en ville comme sur piste conduisent comme on conduisait dans nos campagnes il y a 50 ans quand la circulation était encore limitée, et qu'il n'était pas nécessaire d'instaurer autant de règles qu'aujourd'hui où les voitures ont tout envahi. Par exemple le nombre de conducteurs qui conduisent avec le portable à l'oreille est hallucinant.



Publié à 14:27, le 1/07/2009,
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Camping de Reykjavik

Trois heures du matin. J'avais hésité à emmener ma lampe frontale mais c'était totalement inutile, à aucun moment il n'a fait nuit. Résultat de l'opération j'ai économisé 76 grammes dans mon sac à dos.

Sitôt de retour dans la capitale j'ai foncé à la superette du coin pour faire le plein, et la p'tite caissière ( plutôt zolie d'ailleurs, les islandaises moches ça n'existe pas ) qui jusque là me couvait d'un oeil décidé changea de tronche brutalement quand elle vit mes achats : du Skyr en quantité, du poisson séché ( je me suis vraiment gavé ), des fruits et des produits frais genre plaquette de beurre fermier, mini-sandwich au salami avec plein de mayonnaise qui déborde ( c'est vrai que c'était pas très sexy ), pour me faire oublier le goût finalement fade des plats lyophilisés et de mon café en poudre. Je me suis nourri toute la semaine de bouffe en poudre, pas glop.

Dois-je vous décrire l'état de mes godasses après cette semaine passée à marcher dans la cendre et la neige ? Dois-je vous décrire la tête de l'hôtesse qui nous a accueilli dans l'avion pour le retour quand elle a vu l'état de mes fringues ? Est-il nécessaire de vous donner un chiffre quant au nombre de fois où j'ai rêvé de petites chouquettes à la crème et autres pâtisseries géantes pour remplacer mes lyophilisés ? Et enfin dois-je vous dépeindre la tête de mon fils de 3 ans quand il a aperçu dans l'entrebaillement de la porte la barbe hirsute de son papa ? Non, si vous voulez avoir les réponses à ces questions, prenez votre sac à dos, remplissez le de ce que vous pouvez et partez là-haut vous-même, explorez, parcourez, visitez, perdez vous...

Voilà c'est fini, dernière nuit au pays de glace et de feu, demain je vais retrouver les rails de la routine quotidienne, j'espère ne pas trop dérailler d'ici à l'année prochaine parce que... I'll be back !



Publié à 12:14, le 30/06/2009,
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Liste du matériel et poids

Mon sac à dos pesait 15 kilos. Par rappart à 2007 je suis parti avec 10 kilos de moins. J'aurai pu améliorer certains points comme changer ma tente par un tarp par exemple ou prendre un sac de couchage moins performant  et plus léger mais je n'ai que ça.

Bivouac :

La tente Vaude Hogan Ultralight est une tente pour deux personnes de 1,20 m. de large maxi. Sa résistance au vent se situe au-dessus de la moyenne. J'aurais pu partir avec une tente 1 place mais souvent ce genre de tentes n'ont pas d'abside et l'emplacement intérioeur est vraiment minuscule. Aussi quand on est coincé tout une demi-journée sous la tente à cause de la pluie c'est dur, d'autant que dans pas mal d'entre elles on ne peut tenir qu'allongé car la hauteur est trop limite pour se tenir assis.

Mon sac de couchage est un bon -20°C sûr. Beaucoup trop chaud pour l'Islande en été mais je n'ai que celui-là. Je n'ai que celui-ci car j'ai des projets hivernaux. En 2007 j'étais parti avec un Valandré Lafayette et il était aussi trop chaud. Chez la marque Valandré on trouve le Mirage qui aurait pu suffire. Sinon on peut également à cette saison utiliser un duvet synthétique léger de quatre ou cinq litres de volume compressé, et dormir avec un T-shirt à manches longues éventuellement ainsi qu'un caleçon long pour les jambes.

Je possédais un matelas Thermarest Prolight 4 saisons qui pèse 541 grammes. Pour gagner du poids j'ai acheté un Thermarest Prolight XS qui ne pèse que 233 g. Difficile de faire mieux pour un matelas auto-gonfflant, même certains matelas mousse sont plus lourds. Cependant ses dimensions sont très réduites, il ne fait que 90 cm de long et n'est vraiment pas très large pour une épaisseur de 2,5 cm maxi. Il est plus destiné à être glissé à l'intérieur du duvet en plus d'un second " vrai " matelas de sol, pour les sorties hivernales.

Pour le sac à dos, après en avoir utilisé et revendu je ne sais combien de marques différentes je me suis tourné vers Osprey pour la légèreté de leurs produits. On peut trouver plus léger chez des fabricants comme Golite ou des distributeurs américains comme Backpacking Light mais les modèles présentés sont quand même bien moins confortables. Pour 1125 g. et une contenance de 58 litres on peut difficelement trouver mieux sans que le confort de portage en patisse.

Cuisine :

Comme popotte j'ai pris une large tasse en titane de chez MSR. Elle pèse 97 g. sans le couvercle pour  une contenance de 0,8 L. Le titane est plus léger et plus résistant que l'aluminium, mais beaucoup plus cher aussi ! Elle a un défaut : quand on fait chauffer de l'eau ses poignées sont très chaudes il faut donc se méfier de ne pas se brûler.

Je trimballe depuis quelques temps maintenant un Pocket Rocket et pour chauffer l'eau des lyophilisés il est largement suffisant, stable, et le délai pour amener l'eau à ébulition est dans la moyenne. Il existe cependant un peu plus léger, mais guère plus. Emporté sans l'étui je le casais facilement dans la tasse MSR avec d'autres ustensiles de cuisine.

Alimentation :

Je suis parti avec 3 kilos pile poil de plats lyophilisés.

Concernant les barres céréales, si c'était à refaire je prendrais des barres plus  " techniques " et moins de barres bon marcher chocolatées qui contiennent trop de sucres rapides. Surtout des barres protéinées style " après l'effort  " pour aider à régénérer les muscles.

Le paquets de cacahuètes est une expérience à renouveler. Outre le fait qu'elles font office d'apéritif et que je n'en mange pas souvent, elle sont hyper caloriques. La cacahuète est l'ennemi des régimes, ayant un apport de plus de 650 kcal pour 100 g. elle est difficile à battre en apport calorique. Au-dessus on trouve l'huile d'olives ( ou de tournesol d'ailleurs ) qui plafonne à 900 kcal pour 100g.

Pour le plaisir j'ai pris une plaquette de chocolat au sésame qui arrivait à plus de 500 kcal pour 100 g. Le sésame est super calorique.

J'ai aussi embarqué 500 g. de figues séchées. Pour les efforts courts mais intentes, c'est sucré à mort.

Toilette :

Pour moins de 20 g. quatre échantillons de parfum m'ont évité de me trimballer avec un gros déodorant de 2 tonnes et de sentir le fauve au bout de deux jours. Je ne voulais pas reproduire les mêmes effets que deux ans auparavant où les gens s'écartaient quand j'arrivais.

Je me séchais à l'aide d'une serviette de la marque MSR, sorte de peau de chamoix super légère ( on en trouve d'autres marques dans les grands masins de sport ). Je l'ai coupé en deux et ne suis parti qu'avec un morceau de 50 cm sur 30, c'est largement suffisant pour une seule personne. Même mouillée on peut l'essorer et continuer à s'essuyer, que demande le peuple...

JeJ'avais un petit morceau de savon découpé destiné à me servir aussi de shampoing. Et oui, dans la course à la légèreté, on doit essayer de trouver une double utilisation ( ou plus ) pour chaque truc embarqué. Je ne m'en suis finalement pas servi, je me servais du savon liquide des lavabos.

Pour gagner quelques grammes supplémentaires j'ai scié les manches des rasoirs et de la brosse à dents ( j'avais l'air fin ! ). C'est pas là-dessus qu'on gagne le plus en poids mais c'est toujours ça.

J'ai choisi d'emporter une poche à eau pour le cas où j'aurais camper loin d'un refuge et de son eau courante mais ça n'a jamais été le cas. Je ne m'en suis donc pas servi.

 

Dans la colonne de gauche  en haut figurent mes autres randonnées dans la rubrique " sites favoris "







Publié à 12:43, le 29/06/2009,
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